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La doctrine platonicienne de la liberté
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- Nombre de pages354
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.585 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 2,2 cm
- ISBN2-7116-1313-5
- EAN9782711613137
- Date de parution01/10/1997
- CollectionHistoire Doctrines Antiquité
- ÉditeurVrin
Résumé
Beaucoup répètent depuis Hegel que Platon aurait ignoré la liberté ; tout au plus se serait-il intéressé à son aspect politique, mais, dans ce cas, pour la combattre. Curieusement la recherche de langue française ne s'est guère intéressée à la question, alors qu'il existe des ouvrages en italien (Librizzi, 1965) ou en allemand (Zeitler, 1983), ainsi que divers textes polémiques en anglais, principalement suscités par le livre ouvertement hostile de K.
Popper (La société ouverte et ses ennemis, I. L'ascendant de Platon, 1ère éd. en anglais en 1945). En français, seuls quelques articles avaient précédé ou ont suivi cette polémique, sans que jusqu'à présent une réflexion de fond ait été engagée sur ce thème. Le présent travail voudrait combler cette lacune, et c'est pourquoi il ne se limite pas aux débats liés à l'interprétation politique de la pensée de Platon, mais tente d'appréhender la notion de liberté au cour même de la doctrine platonicienne.
Constatant que, de fait, Platon s'exprime beaucoup sur la liberté, et souvent de manière favorable, on s'est ainsi proposé de déterminer le sens et la cohérence philosophiques de l'ensemble de ses prises de position sur le sujet. Une enquête sur l'origine et les usages contemporains de eleutheria a d'abord permis de découvrir l'existence d'une véritable problématique de la liberté antérieure au discours philosophique, puis de comprendre l'intention de Platon dans sa critique du "faire ce qu'on veut" et dans son recours ambigu à la volonté.
Il a fallu, dès lors, approfondir la réflexion sur deux points : sur ce que signifie pour l'âme de se "déterminer" à quelque chose ; puis sur le rapport de cette même âme à la vérité et à la science - questions qui, finalement, ne s'éclairent que par l'idée d'une absolue liberté de l'esprit. C'est alors seulement qu'on a pu examiner les conséquences politiques de cette liberté, avant de chercher, pour finir, ce qui en résulte quant à la théorie de l'histoire et du destin de l'humanité.
Popper (La société ouverte et ses ennemis, I. L'ascendant de Platon, 1ère éd. en anglais en 1945). En français, seuls quelques articles avaient précédé ou ont suivi cette polémique, sans que jusqu'à présent une réflexion de fond ait été engagée sur ce thème. Le présent travail voudrait combler cette lacune, et c'est pourquoi il ne se limite pas aux débats liés à l'interprétation politique de la pensée de Platon, mais tente d'appréhender la notion de liberté au cour même de la doctrine platonicienne.
Constatant que, de fait, Platon s'exprime beaucoup sur la liberté, et souvent de manière favorable, on s'est ainsi proposé de déterminer le sens et la cohérence philosophiques de l'ensemble de ses prises de position sur le sujet. Une enquête sur l'origine et les usages contemporains de eleutheria a d'abord permis de découvrir l'existence d'une véritable problématique de la liberté antérieure au discours philosophique, puis de comprendre l'intention de Platon dans sa critique du "faire ce qu'on veut" et dans son recours ambigu à la volonté.
Il a fallu, dès lors, approfondir la réflexion sur deux points : sur ce que signifie pour l'âme de se "déterminer" à quelque chose ; puis sur le rapport de cette même âme à la vérité et à la science - questions qui, finalement, ne s'éclairent que par l'idée d'une absolue liberté de l'esprit. C'est alors seulement qu'on a pu examiner les conséquences politiques de cette liberté, avant de chercher, pour finir, ce qui en résulte quant à la théorie de l'histoire et du destin de l'humanité.



