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La culture d'une princesse. Ecriture et autoportrait dans l'oeuvre de la Grande Mademoiselle (1627-1693)
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- Nombre de pages442
- FormatGrand Format
- PrésentationRelié
- Poids0.64 kg
- Dimensions16,0 cm × 23,5 cm × 2,5 cm
- ISBN2-7453-0832-7
- EAN9782745308320
- Date de parution01/04/2003
- CollectionLumière classique
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
Connue pour son génie de l`échec dans l`ordre politique comme dans l`ordre matrimonial, Anne-Marie-Louise d`Orléans (1627-1693), petite-fille d`Henri IV et cousine de Louis XIV, a poursuivi sa vie durant et sur un mode confidentiel une oeuvre littéraire, variée et inventive dans ses formes, marquée du cachet de l`écriture féminine de son siècle, travaillée par une féconde insatisfaction devant le temps présent.
Des mémoires aux portraits, du roman satirique aux voyages imaginaires, à l`utopie, à la méditation spirituelle, c`est toute la palette des genres mondains en prose que la Grande Mademoiselle a pratiquée, toujours en amateur et sans nul souci de publication. Dans un premier temps (La Grande Mademoiselle mémorialiste, 1989), Jean Garapon avait scruté ses Mémoires goûtés plus tard de Sainte-Beuve comme de Barbey d`Aurevilly.
A présent, il étudie l`ensemble de l`oeuvre, afin de tenter d`en saisir la cohérence esthétique et morale. Il décrit ainsi la conscience fabuleuse d`elle-même que nourrit la jeune héritière d`une lignée de reines écrivains, l`entraînement à la conversation qui est son école permanente, la révélation que lui procure plus tard Corneille, médité une vie entière. Il analyse également l`autoportrait très diversifié dans ses formes que poursuit un être " tourmenté de s`aimer " et insatisfait, une femme d`imagination qui laisse les mythes du roman et de l`épopée inspirer son existence, et contaminer plus encore le récit qu`elle en donne.
Dans cette oeuvre rêveuse et hautaine, inspirée par le goût du bonheur et soulevée de liberté, dans cette écriture à main levée et à fleur d`existence, il est permis de voir un jalon secret dans l`histoire de l`écriture à la première personne, nanti des richesses de la culture féminine comme des valeurs pour nous précieuses de l`individualisme aristocratique : souveraine indépendance, lucidité aiguisée sur soi, souci d`exemplarité.
Nostalgique et inquiète, éloignée de la littérature savante mais profondément civilisée, cette oeuvre annonce de nouveaux horizons.
Des mémoires aux portraits, du roman satirique aux voyages imaginaires, à l`utopie, à la méditation spirituelle, c`est toute la palette des genres mondains en prose que la Grande Mademoiselle a pratiquée, toujours en amateur et sans nul souci de publication. Dans un premier temps (La Grande Mademoiselle mémorialiste, 1989), Jean Garapon avait scruté ses Mémoires goûtés plus tard de Sainte-Beuve comme de Barbey d`Aurevilly.
A présent, il étudie l`ensemble de l`oeuvre, afin de tenter d`en saisir la cohérence esthétique et morale. Il décrit ainsi la conscience fabuleuse d`elle-même que nourrit la jeune héritière d`une lignée de reines écrivains, l`entraînement à la conversation qui est son école permanente, la révélation que lui procure plus tard Corneille, médité une vie entière. Il analyse également l`autoportrait très diversifié dans ses formes que poursuit un être " tourmenté de s`aimer " et insatisfait, une femme d`imagination qui laisse les mythes du roman et de l`épopée inspirer son existence, et contaminer plus encore le récit qu`elle en donne.
Dans cette oeuvre rêveuse et hautaine, inspirée par le goût du bonheur et soulevée de liberté, dans cette écriture à main levée et à fleur d`existence, il est permis de voir un jalon secret dans l`histoire de l`écriture à la première personne, nanti des richesses de la culture féminine comme des valeurs pour nous précieuses de l`individualisme aristocratique : souveraine indépendance, lucidité aiguisée sur soi, souci d`exemplarité.
Nostalgique et inquiète, éloignée de la littérature savante mais profondément civilisée, cette oeuvre annonce de nouveaux horizons.



