Bien que toutes les pièces du corpus fatrasique aient déjà été publiées à l'époque de la Commune de Paris, il aura fallu attendre le début de nos années 60 (avec la parution presque simultanée de l'essai de L.C. Porter et des premiers travaux de P. Zumthor sur le sujet) pour que le monde savant commence à regarder, sans condescendance amusée, voire sans mépris ouvert, la poésie médiévale du non-sens, et à s'y intéresser vraiment.
Dans l'intervalle, il n'est guère que les surréalistes et leurs e compagnons de route y qui aient intuitivement perçu que se jouait là quelque chose d'essentiel, tant culturellement que poétiquement : la fortune des fatrasies auprès du public dut, pendant de longues années, plus à Georges Bataille (qui publia, en 1926, des traductions de Philippe de Rémi dans La Révolution Surréaliste) ou à Paul Eluard (qui, en 1951, les reprit dans sa Première Anthologie vivante de la poésie du passé) qu'aux médiévistes...
Aujourd'hui, le terrain n'est plus en friche, mais, paradoxalement, le nombre de questions suscitées par cet étonnant phénomène poétique n'a cessé de croître à mesure que s'étoffait la littérature critique à son propos. Les études réunies dans ce livre sont le fruit de recherches menées entre 1988 et 1998. Certaines ont déjà été publiées dans des revues spécialisées ; d'autres sont inédites. Dans le premier cas, les textes originaux ont été, soit localement retouchés, soit totalement remaniés.
L'auteur s'estimera comblé si, faute d'avoir trouvé la solution de tous les problèmes, le lecteur lui reconnaît le mérite d'en avoir résolu quelques-uns.
Bien que toutes les pièces du corpus fatrasique aient déjà été publiées à l'époque de la Commune de Paris, il aura fallu attendre le début de nos années 60 (avec la parution presque simultanée de l'essai de L.C. Porter et des premiers travaux de P. Zumthor sur le sujet) pour que le monde savant commence à regarder, sans condescendance amusée, voire sans mépris ouvert, la poésie médiévale du non-sens, et à s'y intéresser vraiment.
Dans l'intervalle, il n'est guère que les surréalistes et leurs e compagnons de route y qui aient intuitivement perçu que se jouait là quelque chose d'essentiel, tant culturellement que poétiquement : la fortune des fatrasies auprès du public dut, pendant de longues années, plus à Georges Bataille (qui publia, en 1926, des traductions de Philippe de Rémi dans La Révolution Surréaliste) ou à Paul Eluard (qui, en 1951, les reprit dans sa Première Anthologie vivante de la poésie du passé) qu'aux médiévistes...
Aujourd'hui, le terrain n'est plus en friche, mais, paradoxalement, le nombre de questions suscitées par cet étonnant phénomène poétique n'a cessé de croître à mesure que s'étoffait la littérature critique à son propos. Les études réunies dans ce livre sont le fruit de recherches menées entre 1988 et 1998. Certaines ont déjà été publiées dans des revues spécialisées ; d'autres sont inédites. Dans le premier cas, les textes originaux ont été, soit localement retouchés, soit totalement remaniés.
L'auteur s'estimera comblé si, faute d'avoir trouvé la solution de tous les problèmes, le lecteur lui reconnaît le mérite d'en avoir résolu quelques-uns.