Michaël Bruckert est géographe. La thèse dont est issu cet ouvrage a reçu le prix de l'innovation de thèse de la Société de géographie.
La chair, les hommes et les dieux. La viande en Inde
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- Nombre de pages405
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.583 kg
- Dimensions15,0 cm × 23,0 cm × 3,0 cm
- ISBN978-2-271-11524-9
- EAN9782271115249
- Date de parution11/01/2018
- ÉditeurCNRS
Résumé
Les études actuelles sont alarmantes : la consommation de viande dans le monde a explosé ces dernières décennies, jusqu'à enregistrer en cinquante ans une croissance de 1400% en Asie, au risque d'une crise sanitaire et écologique sans précédent. En Inde, pourtant, la viande est marginale, voire parfois proscrite : sa consommation est régulée par des logiques religieuses, morales, médicales ou économiques.
L'on ne mange pas la même chose, ni de la même façon, selon que l'on est hindou de haute ou basse caste, musulman ou chrétien, homme ou femme, urbain ou rural, militant nationaliste ou partisan du sécularisme. Car la viande est également un véritable objet politique, support de revendications identitaires. L'urbanisation, l'industrialisation, la mondialisation, modifient néanmoins progressivement les réseaux d'approvisionnement, ainsi que le rapport des Indiens à cet aliment singulier dont la consommation augmente.
Cette transition alimentaire n'est cependant pas généralisée, tant les pratiques diffèrent en fonction des types de viandes, des individus et des contextes. En Inde, le rapport à la viande contribue à dessiner des géographies, façonnant des territoires et des circuits, définissant des distances réelles ou symboliques entre les hommes et les animaux. A l'heure où l'Occident s'interroge sur sa consommation carnée, cette belle étude du monde indien offre une résonance particulière.
L'on ne mange pas la même chose, ni de la même façon, selon que l'on est hindou de haute ou basse caste, musulman ou chrétien, homme ou femme, urbain ou rural, militant nationaliste ou partisan du sécularisme. Car la viande est également un véritable objet politique, support de revendications identitaires. L'urbanisation, l'industrialisation, la mondialisation, modifient néanmoins progressivement les réseaux d'approvisionnement, ainsi que le rapport des Indiens à cet aliment singulier dont la consommation augmente.
Cette transition alimentaire n'est cependant pas généralisée, tant les pratiques diffèrent en fonction des types de viandes, des individus et des contextes. En Inde, le rapport à la viande contribue à dessiner des géographies, façonnant des territoires et des circuits, définissant des distances réelles ou symboliques entre les hommes et les animaux. A l'heure où l'Occident s'interroge sur sa consommation carnée, cette belle étude du monde indien offre une résonance particulière.



