Françoise Siguret est professeur titulaire à l'Université de Montréal et co-directrice du "projet Andromède" qui s'attache à l'étude pluridisciplinaire de la représentation d'un thème ovidien, systématiquement exploité en Europe entre 1550 et 1650. Ses travaux portent essentiellement sur la rhétorique du texte et de l'image dans la première moitié du XVIIe siècle.
L'Oeil Surpris. Perception Et Representation Dans La Premiere Moitie Du Xviieme Siecle, Edition 1993 Entierement Revue Et Augmentee
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- Nombre de pages357
- PrésentationBroché
- Poids0.625 kg
- Dimensions15,7 cm × 24,1 cm × 3,0 cm
- ISBN2-252-02893-9
- EAN9782252028933
- Date de parution01/06/1993
- Collectiontheorie critique age classique
- ÉditeurKlincksieck
Résumé
Le XVIIe français ouvre l'oeil. Grâce à l'extraordinaire mise au point des lentilles et des miroirs qui vont le seconder dans son exploration du ciel et de l'homme, l'oeil va se placer au centre d'une réflexion capitale d'où naîtra la pensée moderne ;
de la physique de l'oeil naîtront une métaphysique de la perception et un flamboyant discours mystique.
Les artifices du trompe-l'œil en peinture et les jeux savants de l'anamorphose, le décor illusionniste de la scène à l'italienne implantée en France et la réorganisation de l'espace urbain sous Henri IV et Louis XIII seront fondés sur la règle perspective que d'aucun vont ériger en valeur absolue. Tout cela ordonnera un théâtre du monde convergeant vers l'Oeil du Prince. Vision géométrique du monde qui conforte l'absolutisme en même temps qu'elle ébranle de proche en proche toute l'épistémè.
Les facettes de ce livre, à la lumière des figures qui ont traversé la période, Descartes ou Niceron, Binet ou Bosse, Corneille ou Poussin, Louis XIII ou Richelieu, recomposent un microcosme de l'oeil et un art de voir qui firent de ce siècle un fabuleux théâtre. De l'ambiguïté même des jeux dont il offre le spectacle, naîtront le plaisir du code et du décodage, l'intelligence, du sens, la finesse du calcul et de la convention, l'exploitation politique et morale des images, la reversion troublante d'imaginaire en raison et de science en poésie jusqu'à ce que cet Oeil médusé par son propre éclat se fige dans l'aveugle splendeur louis-quatorzienne.







