Poète dédié qu'enchantent, selon son expression, les trois êtres les plus nobles de la terre : l'océan, l'arbre, la femme. Son oeuvre signe un manoeuvrier de la prose poétique, dont Encre Marine est ces dernières années l'éditeur privilégié. Il est notamment l'auteur de Hanches étroites (Gallimard), L'Amante (Albin Michel), Eloge de la caresse (Phébus/Libretto), Eloge de l'arbre (Encre Marine), L'Inaugurale (Encre Marine), L'amour, le désamour (Encre Marine), Une fille passe (Encre Marine).
L' île même
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- Nombre de pages119
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.12 kg
- Dimensions16,0 cm × 22,5 cm × 1,4 cm
- ISBN2-909422-92-5
- EAN9782909422923
- Date de parution01/03/2005
- ÉditeurEncre Marine
Résumé
Ce n'est pas une île aux dimensions d'une région ou d'un pays qui nous livrera les secrets de l'ascendant qu'exerce, sur l'homme, "une terre entourée d'eau de tous côtés" . Pas davantage une île sise en mer fermée, tant l'Océan qui la caresse ou la rudoie, serre et desserre son étreinte - participe à son lustre. L'île même est petite et ronde, et basse, telle, en Mer d'Iroise tourbillonnaire, ce peu de terre satellite d'Ouessant, et dont le nom n'importe.
Verra-t-on en elle un léger accroc dans la cape de lustrine bleue éployée à la ronde ? Un corps étranger en voie d'expulsion, ou d'absorption ? Un rucher où mille essaims en expansion butinent un pollen de sel - et la pluie, sur des lèvres d'îliens, a la douce crudité des tigelles ? Un enclos encore où, dans l'immense marmonnement marin, quelques paroles distinctes se hasardent parfois ? L'île même est tout cela.
Mais je vois bien d'où elle tire sa magie la plus sûre : livrée aux saillies du flot, vouée aux étrivières du vent viril, enveloppée d'une rumeur mâle, l'île est d'abord femme. Femme étendue. Terre à songes. Voici les miens.
Verra-t-on en elle un léger accroc dans la cape de lustrine bleue éployée à la ronde ? Un corps étranger en voie d'expulsion, ou d'absorption ? Un rucher où mille essaims en expansion butinent un pollen de sel - et la pluie, sur des lèvres d'îliens, a la douce crudité des tigelles ? Un enclos encore où, dans l'immense marmonnement marin, quelques paroles distinctes se hasardent parfois ? L'île même est tout cela.
Mais je vois bien d'où elle tire sa magie la plus sûre : livrée aux saillies du flot, vouée aux étrivières du vent viril, enveloppée d'une rumeur mâle, l'île est d'abord femme. Femme étendue. Terre à songes. Voici les miens.
L'éditeur en parle
Recueil de douze poèmes en prose inspirés par l'île bretonne de...



