Magali Année est agrégée de grammaire, docteur en Etudes grecques de l'Université Paris-Sorbonne, membre associé de l'UMR 8163 - STL (Université de Lille-CNRS). Ses recherches, dont le présent ouvrage propose une synthèse, visent à mettre en évidence la perception de leur langue par les Grecs de l'époque archaïque et classique.
L'état de langue sonore de la Grèce ancienne. Pour une philosophie anthropologique
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- Nombre de pages312
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.4 kg
- Dimensions15,5 cm × 24,0 cm × 2,0 cm
- ISBN978-2-35935-346-4
- EAN9782359353464
- Date de parution08/09/2022
- ÉditeurLambert-Lucas
Résumé
Comment comprendre le rapport que les Grecs de l'Antiquité entretenaient avec leur langue ? L'enquête menée ici se propose d'ouvrir des pistes pour capter et interpréter la nature fondamentalement "sonore" du grec archaïque et classique, expliquant une conception et une pratique de la langue proprement "sculpturales". Par la notion de "sonorité" on abolit la dichotomie oral vs écrit - anachronique - pour renvoyer aux interactions entre unités phoniques et syllabiques.
Entre culture et sculpture du son et polythéisme de la parole, on tentera de cerner dans leur fluidité la conception et le fonctionnement de la langue afin d'en tirer les conséquences qui s'imposent d'un point de vue aussi bien anthropologique (ce que le rapport à la langue nous dit du rapport au monde et à sa connaissance) que philologique (ce que ce même rapport exige de notre façon d'aborder les textes).
Partant de l'oeuvre de Platon (pour elle-même en tant que somme auto-réflexive et pour ce qu'elle nous redirige sans cesse vers les discours et les savoirs antérieurs qu'elle se réapproprie), une philologie anthropologique se dessine, attentive aux effets "prismatiques" du son dans toutes les formes que pouvait prendre la communication verbale.
Entre culture et sculpture du son et polythéisme de la parole, on tentera de cerner dans leur fluidité la conception et le fonctionnement de la langue afin d'en tirer les conséquences qui s'imposent d'un point de vue aussi bien anthropologique (ce que le rapport à la langue nous dit du rapport au monde et à sa connaissance) que philologique (ce que ce même rapport exige de notre façon d'aborder les textes).
Partant de l'oeuvre de Platon (pour elle-même en tant que somme auto-réflexive et pour ce qu'elle nous redirige sans cesse vers les discours et les savoirs antérieurs qu'elle se réapproprie), une philologie anthropologique se dessine, attentive aux effets "prismatiques" du son dans toutes les formes que pouvait prendre la communication verbale.


