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L'ensaignement
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- Nombre de pages217
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.36 kg
- Dimensions15,1 cm × 22,1 cm × 2,2 cm
- ISBN978-2-8132-2569-6
- EAN9782813225696
- Date de parution28/10/2021
- ÉditeurGuy Trédaniel
Résumé
Une rencontre au musée d'Orsay, salle 20, devant L'Origine du monde. Une conversation s'engage sur le scandale que le tableau provoque toujours et l'ampleur de ce scandale si Gustave Courbet avait osé peindre une femme qui saigne. C'est le début d'un échange entre le narrateur, qui croit vivre les prémices d'une romance, et une femme, qui croit avoir trouvé un candidat à l'ensaignement. A partir de cette rencontre, elle va l'amener à rejoindre une communauté dédiée à la réconciliation des femmes avec leur cycle, avec la vie.
Sur le chemin d'un homme, il vient parfois une femme qui accepte de partager avec lui ses secrets. Si nos sociétés se délectent du gore et des violences qui l'accompagnent, pourquoi ont-elles donc si peur du sang des femmes ? Si les femmes commencent à se libérer des carcans où on veut toujours les museler, n'est-il pas normal que le sang demande lui aussi à sortir de sa clandestinité, lui et tout ce qu'il raconte ?
Sur le chemin d'un homme, il vient parfois une femme qui accepte de partager avec lui ses secrets. Si nos sociétés se délectent du gore et des violences qui l'accompagnent, pourquoi ont-elles donc si peur du sang des femmes ? Si les femmes commencent à se libérer des carcans où on veut toujours les museler, n'est-il pas normal que le sang demande lui aussi à sortir de sa clandestinité, lui et tout ce qu'il raconte ?
L'éditeur en parle
Le remarquable roman de Jean-Philippe de Tonnac sur le sang des femmes. "La société étale le sang partout sur nos écrans, elle donne l'impression de s'en délecter, quand le sang des femmes, lui, est tabou, lui et tout ce qu'il raconte." Sur le chemin d'un homme, il vient parfois une femme qui accepte de partager avec lui ses secrets, une femme qui a elle-même accepté d'accueillir le sang et d'être par lui ensaigné.
En catimini, en cachette, du grec katamênia, "menstruation". C'est ainsi que les femmes vivent le plus souvent au sein de notre humanité, anonymes, privées de droit, de considération. C'est ainsi qu'elles sont invitées chaque mois à saigner puisque ce sang est répugnant, qu'il les rend folles, infréquentables, c'est bien connu. Que voulez-vous que des sociétés qui ont parié sur le virtuel, le hors-sol, le grand marché, la mort honteuse, qui ont une telle haine de la vie, comprennent encore quelque chose de cette histoire de cycle ? Puisque les femmes commencent à se libérer de ces carcans où on veut toujours les museler, on dirait que le sang lui aussi veut sortir de sa clandestinité et avec lui tout ce dont il est porteur.
Le narrateur est un homme qui "rencontre" le sang, presque malgré lui. A lui, la question ne s'était jamais posée ou bien les femmes qu'il avait rencontrées jusqu'à ce jour ne l'avaient pas invité à partager leurs secrets.
En catimini, en cachette, du grec katamênia, "menstruation". C'est ainsi que les femmes vivent le plus souvent au sein de notre humanité, anonymes, privées de droit, de considération. C'est ainsi qu'elles sont invitées chaque mois à saigner puisque ce sang est répugnant, qu'il les rend folles, infréquentables, c'est bien connu. Que voulez-vous que des sociétés qui ont parié sur le virtuel, le hors-sol, le grand marché, la mort honteuse, qui ont une telle haine de la vie, comprennent encore quelque chose de cette histoire de cycle ? Puisque les femmes commencent à se libérer de ces carcans où on veut toujours les museler, on dirait que le sang lui aussi veut sortir de sa clandestinité et avec lui tout ce dont il est porteur.
Le narrateur est un homme qui "rencontre" le sang, presque malgré lui. A lui, la question ne s'était jamais posée ou bien les femmes qu'il avait rencontrées jusqu'à ce jour ne l'avaient pas invité à partager leurs secrets.














