Jean-Claude Michéa est philosophe et l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels en "Champs" : Impasse Adam Smith, Le Loup dans la bergerie ou encore Notre ennemi, le capital.
L'empire du moindre mal. Essai sur la civilisation libérale
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- Nombre de pages208
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.165 kg
- Dimensions10,8 cm × 17,8 cm × 1,5 cm
- ISBN978-2-08-024373-7
- EAN9782080243737
- Date de parution14/04/2021
- CollectionChamps Essais
- ÉditeurFlammarion
Résumé
Il est d'usage, aujourd'hui, de distinguer un bon libéralisme politique et culturel - qui se situerait "à gauche" - d'un mauvais libéralisme économique, qui se situerait "à droite". En reconstituant la genèse complexe de cette tradition philosophique, Jean-Claude Michéa montre qu'en réalité, nous avons essentiellement affaire à deux versions parallèles et complémentaires du même projet historique : celui de sortir des terribles guerres civiles idéologiques des XVIe et XVII° siècles, tout en évitant simultanément la solution absolutiste proposée par Hobbes.
Ce projet pacificateur a évidemment un prix : il faudra désormais renoncer à toute définition philosophique de la "vie bonne" et se résigner à l'idée que la politique est simplement l'art négatif de définir "la moins mauvaise société possible". C'est cette volonté d'exclure méthodiquement de l'espace public toute référence à l'idée de morale (ou de décence) commune - supposée conduire à un "ordre moral" totalitaire ou au retour des guerres de religion - qui fonde en dernière instance l'unité du projet libéral, par-delà la diversité de ses formes, de gauche comme de droite.
Tel est le principe de cet "empire du moindre mal", dans lequel nous sommes tenus de vivre. .
Ce projet pacificateur a évidemment un prix : il faudra désormais renoncer à toute définition philosophique de la "vie bonne" et se résigner à l'idée que la politique est simplement l'art négatif de définir "la moins mauvaise société possible". C'est cette volonté d'exclure méthodiquement de l'espace public toute référence à l'idée de morale (ou de décence) commune - supposée conduire à un "ordre moral" totalitaire ou au retour des guerres de religion - qui fonde en dernière instance l'unité du projet libéral, par-delà la diversité de ses formes, de gauche comme de droite.
Tel est le principe de cet "empire du moindre mal", dans lequel nous sommes tenus de vivre. .
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