Michel Thévoz, né en 1936, professeur honoraire à l'Université de Lausanne, a été conservateur au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne de 1960 à 1975, puis conservateur de la Collection de l'Art Brut depuis sa fondation en 1976. Il a consacré une vingtaine d'ouvrages à des phénomènes borderline tels que l'académisme, l'art des fous, le spiritisme, le reflet des miroirs, le syndrome vaudois, l'infamie, le suicide.
L'art comme malentendu
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- Nombre de pages89
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.157 kg
- Dimensions13,5 cm × 21,3 cm × 0,6 cm
- ISBN978-2-7073-4327-7
- EAN9782707343277
- Date de parution02/02/2017
- CollectionParadoxe
- ÉditeurMinuit (Les Editions de)
Résumé
Avec le temps, une oeuvre d'art s'éloignera fatalement du sens que, par provision, son auteur lui donne. Celui-ci, néanmoins, escompte secrètement cette méprise future comme une solution possible à son énigme. S'il est vrai que «le fondement même du discours interhumain est le malentendu» (Lacan), on devrait considérer l'art, ou la relation artistique, comme un malentendu spécialement productif, paradoxal et initiatique.
Ce ne sont ni les peintres ni les regardeurs qui font les tableaux, mais la conjugaison de l'inconscience des uns et des bévues des autres : ils se déchargent l'un sur l'autre de la responsabilité d'un sens qui n'en finit pas de leur échapper. Le présent ouvrage évoque quelques-unes de ces méprises en symétrie inverse, indéfiniment reconduites, et qu'on peut considérer finalement comme des «ratages réussis».
Ce n'est pas le moindre intérêt de l'histoire de l'art que ces coups de théâtre qui rendent le passé lui-même imprévisible.
Ce ne sont ni les peintres ni les regardeurs qui font les tableaux, mais la conjugaison de l'inconscience des uns et des bévues des autres : ils se déchargent l'un sur l'autre de la responsabilité d'un sens qui n'en finit pas de leur échapper. Le présent ouvrage évoque quelques-unes de ces méprises en symétrie inverse, indéfiniment reconduites, et qu'on peut considérer finalement comme des «ratages réussis».
Ce n'est pas le moindre intérêt de l'histoire de l'art que ces coups de théâtre qui rendent le passé lui-même imprévisible.
















