Dans la tradition courtoise, représentée par le Roman de la Rose, l'arc est tenu par le dieu Amour
et la rose figure la Dame. Christine de Pizan renverse le scénario qui en découle. Elle s'empare
de l'arc du dieu pour le retourner contre les amants et défendre la rose contre le discours des
clercs. Dans L'arc et la rose, Dominique Demartini met en lumière les stratégies d'appropriation et
d'autorisation qui accompagnent l'autogenèse d'une écrivaine au début du XVe siècle.
Cet essai
est le premier à proposer une lecture de l'ensemble de l'oeuvre de Christine de Pizan qui souligne
ses lignes de force au-delà des distinctions génériques, des oppositions entre fiction et réalité,
littérature et histoire. Croisant les perspectives du genre et des études historiques, il intègre les
voix de la Querelle des femmes et du débat sur le Roman de la Rose à une réflexion politique sur la
place des femmes dans la Cité et le rôle de la Reine dans une France en crise.
Ancrée dans son
temps, l'écriture de Christine de Pizan ambitionne de peser sur l'histoire. L'épître en est la forme
privilégiée. Elle est la flèche adressée aux princes, comme le fil conducteur de cette lecture qui
fait s'inventer en miroir les figures nouvelles de la Dame, de la Reine et de l'Ecrivaine.
Dans la tradition courtoise, représentée par le Roman de la Rose, l'arc est tenu par le dieu Amour
et la rose figure la Dame. Christine de Pizan renverse le scénario qui en découle. Elle s'empare
de l'arc du dieu pour le retourner contre les amants et défendre la rose contre le discours des
clercs. Dans L'arc et la rose, Dominique Demartini met en lumière les stratégies d'appropriation et
d'autorisation qui accompagnent l'autogenèse d'une écrivaine au début du XVe siècle.
Cet essai
est le premier à proposer une lecture de l'ensemble de l'oeuvre de Christine de Pizan qui souligne
ses lignes de force au-delà des distinctions génériques, des oppositions entre fiction et réalité,
littérature et histoire. Croisant les perspectives du genre et des études historiques, il intègre les
voix de la Querelle des femmes et du débat sur le Roman de la Rose à une réflexion politique sur la
place des femmes dans la Cité et le rôle de la Reine dans une France en crise.
Ancrée dans son
temps, l'écriture de Christine de Pizan ambitionne de peser sur l'histoire. L'épître en est la forme
privilégiée. Elle est la flèche adressée aux princes, comme le fil conducteur de cette lecture qui
fait s'inventer en miroir les figures nouvelles de la Dame, de la Reine et de l'Ecrivaine.