Un été, alors que le souvenir d'un amour de jeunesse revient hanter son esprit, Mathias Enard se lance dans une descente en canoë de la Sèvre Niortaise, un fleuve modeste de l'Ouest de la France qui fut longtemps le territoire de son enfance poitevine. A chaque coup de pagaie remonte à la surface la trace des lieux qui l'ont transformé. La Sèvre, donc, où il lut pour la première fois "Les Mille et Une Nuits" ; la Seine, où il a découvert Proust ; l'Isonzo, célébré par Ungaretti ; le Danube de Magris ; le Bosphore de Nedim, comme un pont entre deux mondes.
Chaque fleuve fait écho à une image, une rencontre, une blessure individuelle ou collective, dans cette région des Balkans qui porte les cicatrices des nombreuses guerres du XXe siècle. De l'Hôtel Balkan de Trieste aux ruines de Sarajevo - où il a croisé, trente ans plus tôt, le regard de Sara, au coeur de la tragédie yougoslave -, ce périple en solitaire prend des allures d'odyssée intime et politique.
L'auteur y poursuit son cycle de la "Mélancolie des confins" avec une autobiographie fluviale érudite et sensible, véritable méditation sur les langues, la littérature, l'histoire et la géographie.
Un été, alors que le souvenir d'un amour de jeunesse revient hanter son esprit, Mathias Enard se lance dans une descente en canoë de la Sèvre Niortaise, un fleuve modeste de l'Ouest de la France qui fut longtemps le territoire de son enfance poitevine. A chaque coup de pagaie remonte à la surface la trace des lieux qui l'ont transformé. La Sèvre, donc, où il lut pour la première fois "Les Mille et Une Nuits" ; la Seine, où il a découvert Proust ; l'Isonzo, célébré par Ungaretti ; le Danube de Magris ; le Bosphore de Nedim, comme un pont entre deux mondes.
Chaque fleuve fait écho à une image, une rencontre, une blessure individuelle ou collective, dans cette région des Balkans qui porte les cicatrices des nombreuses guerres du XXe siècle. De l'Hôtel Balkan de Trieste aux ruines de Sarajevo - où il a croisé, trente ans plus tôt, le regard de Sara, au coeur de la tragédie yougoslave -, ce périple en solitaire prend des allures d'odyssée intime et politique.
L'auteur y poursuit son cycle de la "Mélancolie des confins" avec une autobiographie fluviale érudite et sensible, véritable méditation sur les langues, la littérature, l'histoire et la géographie.