DENIS WORONOFF, professeur à l'Université Paris I-Panthéon-Sorbonne, est spécialiste de l'histoire de l'industrie et du patrimoine industriel. Il a notamment publié : L'industrie sidérurgique en France pendant la Révolution et l'Empire, Éditions de l'EHESS, 1984 et Histoire de l'industrie en France, du XVIe siècle à nos jours, Seuil, 1994.
Francois De Wendel - Occasion
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- Nombre de pages298
- PrésentationBroché
- Poids0.31 kg
- Dimensions12,5 cm × 19,0 cm × 1,8 cm
- ISBN2-7246-0805-4
- EAN9782724608052
- Date de parution20/03/2001
- Collectionréférences facettes
- ÉditeurSciences Po (Les Presses de)
Résumé
Quelle image retenir de François de Wendel : celle du chef de la Maison sidérurgique lorraine, de 1906 à 1949, ou celle d'un homme politique de droite, député puis sénateur, meneur dans l'ombre du camp conservateur ? Doit-on considérer surtout sa très longue présidence du Comité des Forges ou plutôt son action, pendant vingt-trois ans, au Conseil de régence de la Banque de France ? Ces fonctions assumées et ce pouvoir supposé ont fait de lui la cible de tous ceux, à gauche comme à droite, qui combattaient l'influence des " puissances d'argent ".
Homme public mais discret, voire secret, il a été plus cité que connu et compris. A-t-il réellement retardé, pendant la Grande Guerre, le bombardement de ses usines du bassin de Briey ? L'accusation, qui reparaît épisodiquement de 1919 à 1949, est symptomatique du procès en trahison qui, d'un après-guerre à l'autre, lui a été fait. Image contre image, François de Wendel et les siens ont toujours revendiqué un patriotisme intransigeant et une vigilance continue à l'égard de l'Allemagne, qu'elle fût impériale, républicaine ou nazie. Le plus parisien des Lorrains a été également soucieux de quadriller son territoire industriel et de pratiquer un paternalisme efficace. Bien qu'attentif à l'innovation technique, il ne mettait cependant rien au-dessus de l'indépendance et de la continuité de sa Maison, au risque de réagir avec retard aux changements de sa
branche d'industrie. Il se sentait en effet comptable de plus de deux siècles d'histoire d'une dynastie et d'une profession qu'il a personnifiées. Après lui, l'une et l'autre changent. Il aura été le dernier maître de forges.
L'éditeur en parle
Quelle image retenir de François de Wendel ? Celle du chef de la Maison sidérurgique lorraine, de 1906 à 1949, ou celle d'un homme politique de droite, député puis sénateur, meneur dans l'ombre du camp conservateur ? Il ne s'agit pas ici de livrer une...











