Philippe Barthelet, écrivain, a longtemps été chroniqueur à
France-Culture. Il a notamment publié L'Etrangleur de
perroquets (Criterion), Baraliptons (Rocher, Grand Prix de
l'essai de l'Académie française 2007) et L'Olifant (Rocher). Il
est le maître d 'oeuvre de plusieurs Dossiers H (L'Age
d'Homme) qui font autorité: Ernst Jünger et Joseph de Maistre.
Fou forêt
Par :Formats :
- Nombre de pages312
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.335 kg
- Dimensions12,5 cm × 19,4 cm × 2,5 cm
- ISBN978-2-36371-022-2
- EAN9782363710222
- Date de parution12/01/2012
- ÉditeurPierre-Guillaume de Roux
Résumé
"C'est ainsi que les aéroports ont maintenant des "lignes
domestiques" et non plus intérieures ; que les divers guichets
ne donnent plus de renseignements, mais des "informations" et
qu'on n'occupe plus un lieu, mais un "site", qui deviendra un
"sanctuaire", si peu qu'on le défende avec des armes
décalquées, "conventionnelles"ou non, comme les "missiles de
croisière"." Le français ne s'apprend pas, il se conquiert.
C'est un éternel hors-la-loi dont le domaine d'action rejoint un monde plus vaste que l'Hexagone. Fuyant les "autoroutes" du langage automatisé que préconisent les ministères ; ruant dans les brancards du style académique, le français, traqué de toutes parts, riposte et tend ses embuscades… poétiques. Gare à "feu follet" : à l'autre bout du monde, il devient soudain "Fou forêt". "Coloquintes !Volubilis ! hé, clématites !" ne sont plus de vulgaires injures dans la bouche de Céline, mais tout un jardin extraordinaire aux réminiscences théologiques.
Quant aux "âmes chaudes" de Strasbourg, c'est un paradis introuvable que dissimule le délicieux plat de saucisses qu'elles désignent. Promesses bien françaises ? Tant pis si les "péripéties" invoquées par le général de Gaulle au cours de la guerre d'Algérie firent oublier leur sens initial de "catastrophe". Qu'importe si le célèbre "J'ai la haine" des cités,- qui ranime le mot de César - dépasse la sociologie… Le français a du coeur.
Ne résista-t-il pas longtemps à la "mort", en lui opposant le "trépas"? II est vrai qu'il tient essentiellement son savoir-vivre de la saveur : à mi-chemin entre le savoir et la sagesse… Une leçon de panache, de poésie et d'humour signée Philippe Barthelet.
C'est un éternel hors-la-loi dont le domaine d'action rejoint un monde plus vaste que l'Hexagone. Fuyant les "autoroutes" du langage automatisé que préconisent les ministères ; ruant dans les brancards du style académique, le français, traqué de toutes parts, riposte et tend ses embuscades… poétiques. Gare à "feu follet" : à l'autre bout du monde, il devient soudain "Fou forêt". "Coloquintes !Volubilis ! hé, clématites !" ne sont plus de vulgaires injures dans la bouche de Céline, mais tout un jardin extraordinaire aux réminiscences théologiques.
Quant aux "âmes chaudes" de Strasbourg, c'est un paradis introuvable que dissimule le délicieux plat de saucisses qu'elles désignent. Promesses bien françaises ? Tant pis si les "péripéties" invoquées par le général de Gaulle au cours de la guerre d'Algérie firent oublier leur sens initial de "catastrophe". Qu'importe si le célèbre "J'ai la haine" des cités,- qui ranime le mot de César - dépasse la sociologie… Le français a du coeur.
Ne résista-t-il pas longtemps à la "mort", en lui opposant le "trépas"? II est vrai qu'il tient essentiellement son savoir-vivre de la saveur : à mi-chemin entre le savoir et la sagesse… Une leçon de panache, de poésie et d'humour signée Philippe Barthelet.













