Maria-Alice Médioni, docteure en Sciences de l'éducation, a enseigné l'espagnol et la didactique des langues au Centre de langues de l'Université Lumière Lyon 2, après 25 ans de travail en collège et en lycée, aux Minguettes, dans la banlieue lyonnaise. Elle est l'auteur d'El Cantón de Cartagena (Siglo veintiuno de España) et de plusieurs ouvrages publiés chez Chronique sociale, dont L'art et la littérature en classe d'espagnol et L'évaluation formative au coeur du processus d'apprentissage. Elle participe depuis de nombreuses années à la formation des enseignants. Elle est responsable du Secteur langues du GFEN (Groupe français d'éducation nouvelle) et à ce titre est co-auteur et coordinatrice de plusieurs ouvrages dont Réussir en langues (Chronique sociale).
À paraître
Évaluer. 3 Les Paradoxes de l'éducation
Par :Formats :
- Nombre de pages112
- Date de parution01/10/2026
- PrésentationBroché
- Poids0.163 kg
- Dimensions22,0 cm × 15,0 cm × 0,0 cm
- ISBN978-2-38548-124-7
- EAN9782385481247
- CollectionPédagogie Formation
- ÉditeurCHRONIQUE SOCIA
Résumé
Peut-on parler d'un temps où le métier d'enseignant a pu être considéré comme facile, épanouissant, valorisant ?? Depuis bien longtemps, il est plutôt considéré comme un métier difficile, qui ne ferait plus rêver, dans un contexte décourageant à dessein, démobilisateur à souhait. Le métier, dès lors, s'en trouve souvent empêché. Pour autant, des enseignants témoignent de leur intérêt pour ce métier et de leur engagement quotidien, animés par un "? optimisme pédagogique ? ", convaincus de la nécessité d'une bataille culturelle à mener pour l'égalité et l'émancipation.
Le métier d'enseignant, et de formateur, est un métier de paradoxes dans lequel on se trouve en permanence obligé de penser les aspects contradictoires d'une même réalité. Ce troisième tome de la série des Paradoxes de l'éducation est consacré à la question vive, épineuse et polémique de l'évaluation, une dimension capitale dans l'enseignement et l'apprentissage, qui n'a fait que grandir jusqu'à devenir une obsession, pourrait-on dire, ces dernières années, au point qu'on parle actuellement de "? folie ? " ou de "? tyrannie ? ", voire de dangerosité de l'évaluation.
L'évaluation, pourtant, devrait être une ressource essentielle pour l'apprentissage et une opportunité pour les enseignants, un défi professionnel pour la transformation des conceptions et des pratiques. Les trois ouvrages qui constituent un ensemble sur les paradoxes de l'éducation - Apprendre et Faire, le premier, plus particulièrement centré sur l'apprenant ? ; Enseigner et Former, le deuxième, où les paradoxes du métier sont regardés depuis la perspective de l'enseignant et du formateur - veulent s'inscrire dans cette bataille, sans angélisme, mais pour redonner valeur et saveur à un métier qui vaut la peine d'être choisi et assumé...
à condition de bénéficier de l'outillage tant théorique que pratique qui permette d'y trouver du sens et du plaisir. Comme une entreprise de désintoxication ? : comprendre où sont les carcans, les empêchements, les enjeux de ce qui fait blocage ? ; (re)découvrir les avancées de la recherche et les perspectives qu'elle offre ? ; (re)découvrir des pratiques concrètes qui ouvrent des possibles et à partir desquelles on peut inventer encore ? ; mais aussi connaître les amonts, l'histoire du métier et des grandes notions qui le constituent, "? les secrets de fabrication ? ", sans quoi il est impossible de comprendre les enjeux et de participer aux débats d'aujourd'hui.
Le métier d'enseignant, et de formateur, est un métier de paradoxes dans lequel on se trouve en permanence obligé de penser les aspects contradictoires d'une même réalité. Ce troisième tome de la série des Paradoxes de l'éducation est consacré à la question vive, épineuse et polémique de l'évaluation, une dimension capitale dans l'enseignement et l'apprentissage, qui n'a fait que grandir jusqu'à devenir une obsession, pourrait-on dire, ces dernières années, au point qu'on parle actuellement de "? folie ? " ou de "? tyrannie ? ", voire de dangerosité de l'évaluation.
L'évaluation, pourtant, devrait être une ressource essentielle pour l'apprentissage et une opportunité pour les enseignants, un défi professionnel pour la transformation des conceptions et des pratiques. Les trois ouvrages qui constituent un ensemble sur les paradoxes de l'éducation - Apprendre et Faire, le premier, plus particulièrement centré sur l'apprenant ? ; Enseigner et Former, le deuxième, où les paradoxes du métier sont regardés depuis la perspective de l'enseignant et du formateur - veulent s'inscrire dans cette bataille, sans angélisme, mais pour redonner valeur et saveur à un métier qui vaut la peine d'être choisi et assumé...
à condition de bénéficier de l'outillage tant théorique que pratique qui permette d'y trouver du sens et du plaisir. Comme une entreprise de désintoxication ? : comprendre où sont les carcans, les empêchements, les enjeux de ce qui fait blocage ? ; (re)découvrir les avancées de la recherche et les perspectives qu'elle offre ? ; (re)découvrir des pratiques concrètes qui ouvrent des possibles et à partir desquelles on peut inventer encore ? ; mais aussi connaître les amonts, l'histoire du métier et des grandes notions qui le constituent, "? les secrets de fabrication ? ", sans quoi il est impossible de comprendre les enjeux et de participer aux débats d'aujourd'hui.
L'éditeur en parle
La série des Paradoxes de l'éducation se poursuit et s'achève ici par la présentation et l'analyse des paradoxes inhérents à l'évaluation. Après avoir examiné, dans le premier volume de cette série, les questions de l'apprentissage et du faire, depuis la perspective de l'apprenant, puis considéré les fondements et les paradoxes d'enseigner et former, ces métiers impossibles, tant décriés et à la fois si essentiels à toute société, il me restait à me tourner vers le champ de l'évaluation.
Non pas que ces domaines ne soient pas liés - comment penser l'acte d'apprendre sans les conditions qui le rendent possible à travers l'action de l'enseignant, ou comment envisager l'évaluation autrement qu'au coeur de l'apprentissage ? - mais parce que, à trop les lier d'emblée, on risque fort de tout confondre. En effet, la réalité est toujours complexe et il est souvent nécessaire de séparer pour mieux regarder.
Cela renvoie à la méthode scientifique où, pour analyser un phénomène, on tente d'isoler une variable, ou un élément, pour mieux l'étudier et le comprendre. Cette séparation n'est qu'une étape, elle n'est pas non plus tout à fait stricte car les différents éléments de la réalité interagisssent forcément en permanence, mais elle permet de rendre cette réalité plus intelligible. Il faudra ensuite, après avoir examiné les autres éléments - c'est la fonction des autres volumes de la série des Paradoxes de l'éducation : Apprendre et Faire-1 et Enseigner et Former-2 -, les réassembler dans une vision globale pour comprendre le système complet.
Non pas que ces domaines ne soient pas liés - comment penser l'acte d'apprendre sans les conditions qui le rendent possible à travers l'action de l'enseignant, ou comment envisager l'évaluation autrement qu'au coeur de l'apprentissage ? - mais parce que, à trop les lier d'emblée, on risque fort de tout confondre. En effet, la réalité est toujours complexe et il est souvent nécessaire de séparer pour mieux regarder.
Cela renvoie à la méthode scientifique où, pour analyser un phénomène, on tente d'isoler une variable, ou un élément, pour mieux l'étudier et le comprendre. Cette séparation n'est qu'une étape, elle n'est pas non plus tout à fait stricte car les différents éléments de la réalité interagisssent forcément en permanence, mais elle permet de rendre cette réalité plus intelligible. Il faudra ensuite, après avoir examiné les autres éléments - c'est la fonction des autres volumes de la série des Paradoxes de l'éducation : Apprendre et Faire-1 et Enseigner et Former-2 -, les réassembler dans une vision globale pour comprendre le système complet.


