Né en 1973 à Besançon, Damien Gayet est mathématicien, professeur à l'Université de Grenoble. Plus jeune, il a tenté de perdre son accent franc-comtois à l'Ecole normale supérieure, tout en suivant un double cursus de mathématiques et de philosophie. En 2014, il a publié chez De Boeck L'Invention du réel, une réflexion philosophique sur l'astronomie.
Et l'atmosphère ne brûla pas. Histoire et philosophie des particules élémentaires
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- Nombre de pages412
- FormatGrand Format
- PrésentationRelié
- Poids1.62 kg
- Dimensions18,9 cm × 27,4 cm × 3,0 cm
- ISBN978-2-493230-33-1
- EAN9782493230331
- Date de parution28/08/2025
- CollectionOrizzonti
- ÉditeurCalvage et Mounet
Résumé
Le 16 juillet 1945, la première bombe nucléaire de l'Histoire explose dans le désert de Jornada del Muerto, les Etats-Unis. Les physiciens du Projet Manhattan responsables de ce succès étaient fort satisfaits, mais également fort soulagés. Ils avaient en effet envisagé la possibilité d'un scénario catastrophique : que l'explosion provoque la crémation de la totalité de l'atmosphère terrestre. Un an plus tard, trois physiciens du Projet rédigent un article de physique classifié, LA-602, dons lequel ils exposent pourquoi selon eux cette apocalypse ne pouvait avoir lieu.
A lire ce court article, une stupéfaction et une inquiétude nous saisissent. Les arguments qui y sont présentés sont basés sur des théories et des expériences qui parfois avaient moins de dix ans, et sur la mécanique quantique, une révolution de la physique qui avait moins de vingt ans. Pourquoi, malgré cela et les risques d'apocalypse, les physiciens ont-ils fait confiance à leurs calculs ? Pour le comprendre, ce livre retrace, dans leur gangue originale et leur fraicheur originelle, les découvertes exaltantes qui ont fini par persuader les physiciens que les atomes, photons, électrons, noyaux, protons et neutrons ne sont pos de purs produits de leur imagination fertile, et que ce petit monde invisible possède les propriétés invraisemblables que les théories leur assignent.
Parcourir l'histoire fascinante de ces découvertes, c'est constater à quel point les théories ont évolué avec le temps, changeant parfois du tout au tout, comme l'électron qui passe du statut de petite bille en 1922 celui d'onde en 1925. Une nouvelle inquiétude, encore plus forte, émerge de cette histoire : comment croire que la physique décrit la réalité si ses représentations du réel changent aussi dramatiquement en si peu de temps ? Il existe une catégorie de gens qui réfléchissent depuis longtemps à cette question : les philosophes.
Ce livre présente la lutte sans merci, sur le ring de LA-602, entre les deux ennemis éternels ; du côté gauche les philosophes réalistes qui pensent que les théories décrivent approximativement le réel, du côté droit les empiristes selon qui la nature nous est fondamentalement inaccessible. L'auteur présente sa propre position, le réalisme désenchanté, une version du réalisme qui semble, elle, résister aux coups imparables de l'empirisme.
Physique et philosophie ne sont pas les seules actrices de ce livre. Elles sont accompagnées par de surprenantes images, de physique ou allégoriques, et ponctuées par des anecdotes savoureuses ou dramatiques. Ainsi, la lectrice et le lecteur sont plongés dans un monde d'idées vivant et incarné.
A lire ce court article, une stupéfaction et une inquiétude nous saisissent. Les arguments qui y sont présentés sont basés sur des théories et des expériences qui parfois avaient moins de dix ans, et sur la mécanique quantique, une révolution de la physique qui avait moins de vingt ans. Pourquoi, malgré cela et les risques d'apocalypse, les physiciens ont-ils fait confiance à leurs calculs ? Pour le comprendre, ce livre retrace, dans leur gangue originale et leur fraicheur originelle, les découvertes exaltantes qui ont fini par persuader les physiciens que les atomes, photons, électrons, noyaux, protons et neutrons ne sont pos de purs produits de leur imagination fertile, et que ce petit monde invisible possède les propriétés invraisemblables que les théories leur assignent.
Parcourir l'histoire fascinante de ces découvertes, c'est constater à quel point les théories ont évolué avec le temps, changeant parfois du tout au tout, comme l'électron qui passe du statut de petite bille en 1922 celui d'onde en 1925. Une nouvelle inquiétude, encore plus forte, émerge de cette histoire : comment croire que la physique décrit la réalité si ses représentations du réel changent aussi dramatiquement en si peu de temps ? Il existe une catégorie de gens qui réfléchissent depuis longtemps à cette question : les philosophes.
Ce livre présente la lutte sans merci, sur le ring de LA-602, entre les deux ennemis éternels ; du côté gauche les philosophes réalistes qui pensent que les théories décrivent approximativement le réel, du côté droit les empiristes selon qui la nature nous est fondamentalement inaccessible. L'auteur présente sa propre position, le réalisme désenchanté, une version du réalisme qui semble, elle, résister aux coups imparables de l'empirisme.
Physique et philosophie ne sont pas les seules actrices de ce livre. Elles sont accompagnées par de surprenantes images, de physique ou allégoriques, et ponctuées par des anecdotes savoureuses ou dramatiques. Ainsi, la lectrice et le lecteur sont plongés dans un monde d'idées vivant et incarné.
L'éditeur en parle
Le 16 juillet 1945 explose Trinity, la première bombe nucléaire. La bombe n'a pas déclenché l'Armageddon thermonucléaire redouté. L'explosion a confronté l'humanité à une expérience inédite, soulevant des inquiétudes sur la possibilité d'une réaction incontrôlable dans l'atmosphère. Pour comprendre pourquoi les physiciens faisaient confiance à leurs calculs, ce livre explore trois théories fondamentales : l'existence des atomes et la thermodynamique, celle des électrons et leur radiation, et celle des noyaux avec la mécanique quantique et la fusion.
Après avoir exposé ces bases scientifiques, l'ouvrage interroge la capacité de la physique à décrire fidèlement la réalité, opposant empirisme et réalisme. Une réflexion essentielle, lorsque la vie sur Terre dépend d'un article de vingt pages, du nom de LA-602, LA pour Los Alamos. Le rapport est signé par trois auteurs dont Edward Teller, un physicien d'origine hongroise, féroce anticommuniste et futur conseiller de Ronald Reagan.
On découvre au fil des pages l'inventivité expérimentale de divers physiciens déterminés à comprendre cette petite particule chargée électriquement, qu'est l'électron, et l'on suit l'histoire et la compréhension du mouvement brownien, du noyau atomique, du proton et du neutron. Le livre s'intéresse ensuite au problème de la fusion, basé sur la mécanique quantique. L'auteur oppose en forme de conclusion le réalisme, qui considère les théories éprouvées comme approximativement vraies, à l'empirisme, qui remet en question leur permanence.
Il propose une version désenchantée du réalisme, acceptant que différentes théories puissent projeter des aspects de la réalité sous divers angles. Finalement, l'explosion nucléaire rappelle l'enjeu moral : utiliser la science avec responsabilité, comme le souligne Albert Camus dans sa réflexion sur la bombe atomique
Après avoir exposé ces bases scientifiques, l'ouvrage interroge la capacité de la physique à décrire fidèlement la réalité, opposant empirisme et réalisme. Une réflexion essentielle, lorsque la vie sur Terre dépend d'un article de vingt pages, du nom de LA-602, LA pour Los Alamos. Le rapport est signé par trois auteurs dont Edward Teller, un physicien d'origine hongroise, féroce anticommuniste et futur conseiller de Ronald Reagan.
On découvre au fil des pages l'inventivité expérimentale de divers physiciens déterminés à comprendre cette petite particule chargée électriquement, qu'est l'électron, et l'on suit l'histoire et la compréhension du mouvement brownien, du noyau atomique, du proton et du neutron. Le livre s'intéresse ensuite au problème de la fusion, basé sur la mécanique quantique. L'auteur oppose en forme de conclusion le réalisme, qui considère les théories éprouvées comme approximativement vraies, à l'empirisme, qui remet en question leur permanence.
Il propose une version désenchantée du réalisme, acceptant que différentes théories puissent projeter des aspects de la réalité sous divers angles. Finalement, l'explosion nucléaire rappelle l'enjeu moral : utiliser la science avec responsabilité, comme le souligne Albert Camus dans sa réflexion sur la bombe atomique


