Carlo Ossola est professeur au Collège de France, chaire de "Littératures modernes de l'Europe néolatine". En pure perte réunit les thèmes essentiels de son cours de 2004-2005.
En pure perte. Le renoncement et le gratuit
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- Nombre de pages88
- PrésentationBroché
- Poids0.06 kg
- Dimensions11,0 cm × 17,0 cm × 0,6 cm
- ISBN978-2-7436-2287-9
- EAN9782743622879
- Date de parution02/11/2011
- CollectionPetite Bibliothèque
- ÉditeurRivages
Résumé
Notre époque, fascinée par les mythes d'Ulysse, par les emblèmes de la sagesse active, a un peu oublié les vertus "passives" : la patience, le renoncement, le détachement, la pure perte de soi. Non pas la prise, mais la "déprise" de Roland Barthes, la Résistance et soumission de Dietrich Bonhoeffer, l'abandon, le détachement, l'Abgeschiedenheit silencieuse de Maître Eckhart, le fait de "se laisser aller en soi, au repos de soi", de faire le vide et le silence à l'intérieur et à l'entour.
Le lieu en nous où cesse toute arrogance, où l'on accède sur la pointe des pieds, l'"existence minimale" accueillie avec une juste "retenue" : "le Neutre serait l'habitation généralisée de l'en deçà, de la réserve, de l'avance de l'esprit sur le corps (R Barthes, Retenue, in Le Neutre, cours au Collège de France, 1977-1978). La "pure perte" est telle seulement si elle garde mémoire non de la perte mais de la pureté absolue de cet effacement sans traces.
Le lieu en nous où cesse toute arrogance, où l'on accède sur la pointe des pieds, l'"existence minimale" accueillie avec une juste "retenue" : "le Neutre serait l'habitation généralisée de l'en deçà, de la réserve, de l'avance de l'esprit sur le corps (R Barthes, Retenue, in Le Neutre, cours au Collège de France, 1977-1978). La "pure perte" est telle seulement si elle garde mémoire non de la perte mais de la pureté absolue de cet effacement sans traces.















