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Ecrire l'histoire romaine au début du XIIIe siècle. L'Histoire ancienne jusqu'à César et les Faits des Romains
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- Nombre de pages352
- PrésentationRelié
- Poids0.61 kg
- Dimensions15,0 cm × 22,0 cm × 0,2 cm
- ISBN2-7453-0134-9
- EAN9782745301345
- Date de parution01/01/1999
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
A l'aube du XIIIe siècle, l'Histoire ancienne jusqu'à César et les Faits des Romains, deux compilations en prose composées dans le Nord de la France, font oeuvre originale en s'intéressant à l'histoire de Rome et des Romains. Si l'auteur de l'Histoire ancienne l'intègre dans le cadre d'une histoire universelle, celui des Faits des Romains lui accorde une attention exclusive, en s'attachant au moment-clé du passage de la dictature à l'Empire, à travers le récit de la vie de Jules César.
Lors même que leur travail est similaire, compiler, c'est-à-dire collecter les sources latines, les agencer et les translater, leur manière de restituer l'Antiquité romaine diverge profondément. Dans l'Histoire ancienne, le sentiment de l'altérité romaine et le souci d'objectivité qui se font sentir ne se départissent jamais d'une vision chrétienne de l'histoire, avec le rejet des valeurs du monde antique.
Dans les Faits des Romains, en dépit de ses sentiments patriotiques ou d'un fonds culturel chrétien inaliénable, le compilateur réussit davantage son pari d'être le médiateur du passé romain. Ce faisant, le premier auteur élabore une prose lourde réservée au récit et des vers où s'épanouissent les moralisations. Par contraste, le second adopte une prose poétique nourrie des procédés d'écriture des chansons de geste et des romans, dont il sait cependant s'affranchir ; il invente une poétique de l'histoire, aux confluences de plusieurs genres littéraires, entrecroisant histoire et fiction, pour donner à voir l'histoire, la remémorer dans sa totalité et dans son exemplarité.
Plus que des récits sur Rome, les deux textes constituent les témoins majeurs d'un moment où l'histoire est en recherche d'une forme adéquate et la prose historique en recherche d'un schéma structurel apte à rendre au mieux la vérité du passé et à fonder son statut d'écriture de l'histoire.
Lors même que leur travail est similaire, compiler, c'est-à-dire collecter les sources latines, les agencer et les translater, leur manière de restituer l'Antiquité romaine diverge profondément. Dans l'Histoire ancienne, le sentiment de l'altérité romaine et le souci d'objectivité qui se font sentir ne se départissent jamais d'une vision chrétienne de l'histoire, avec le rejet des valeurs du monde antique.
Dans les Faits des Romains, en dépit de ses sentiments patriotiques ou d'un fonds culturel chrétien inaliénable, le compilateur réussit davantage son pari d'être le médiateur du passé romain. Ce faisant, le premier auteur élabore une prose lourde réservée au récit et des vers où s'épanouissent les moralisations. Par contraste, le second adopte une prose poétique nourrie des procédés d'écriture des chansons de geste et des romans, dont il sait cependant s'affranchir ; il invente une poétique de l'histoire, aux confluences de plusieurs genres littéraires, entrecroisant histoire et fiction, pour donner à voir l'histoire, la remémorer dans sa totalité et dans son exemplarité.
Plus que des récits sur Rome, les deux textes constituent les témoins majeurs d'un moment où l'histoire est en recherche d'une forme adéquate et la prose historique en recherche d'un schéma structurel apte à rendre au mieux la vérité du passé et à fonder son statut d'écriture de l'histoire.






