Ecoféminismes. Au coeur de l'Anthropocène

Par : Nathalie Grandjean
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 16 septembre
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 25 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Nombre de pages176
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.352 kg
  • Dimensions15,8 cm × 24,0 cm × 1,1 cm
  • ISBN978-2-8004-1888-9
  • EAN9782800418889
  • Date de parution09/01/2025
  • CollectionSextant
  • ÉditeurUniversité de Bruxelles

Résumé

Est-il encore possible de ne se penser et de ne se représenter qu'à travers la catégorie d'anthropos, d'humain universel ? Cette catégorie est-elle toujours appropriée face au dérèglement climatique ? Les écoféministes ont contesté le caractère anthropocentré de l'Anthropocène : qualifier l'homme de force géologique, c'est masquer le fait que tous les humains ne partagent pas la même responsabilité dans le processus.
Tout se passe comme si l'homme allait continuer à être seul maître à bord et que rien ne pouvait être attendu du reste du monde vivant. L'Anthropocène semble reconduire les métaphysiques naturalistes organisées dans la binarité nature-culture, en proposant l'idée selon laquelle l'humanité se trouve à nouveau face à la nature et resterait indispensable à la sauvegarde de celle-ci. Ce numéro soutient qu'une sortie de cette aporie pourrait s'effectuer à partir d'un positionnement écoféministe.
Si l'Anthropocène est tant Capitalocène, Eurocène que Plantationocène, il peut aussi certainement être "Androcène". Les écoféministes, éprouvant le caractère artefactuel de la catégorie " femme", ont engagé une réflexion critique sur "l'homme" comme masculin universel et une théorisation des subjectivités à partir des corps. Leur positionnement épistémologique leur confère dès lors un privilège pour penser les conditions de possibilité de sortie du bouclage ainsi que les nouvelles subjectivités à l'oeuvre dans un redéploiement des relations nature-culture.
Nathalie Grandjean est docteure en philosophie (UNamur. 2018). Ses domaines de recherche sont le corps et la technologie, la philosophie féministe et de genre, les écoféminismes ainsi que l'éthique et les humanités environnementales. Elle a récemment publié Généalogie des corps de Donna Haraway (rua, 2021) et Le Visage capturé (Presses universitaires de Louvain, 2022). Elle est également administratrice de Sophia, le réseau belge d'études de genre (www.sophia.be).