Né le 24 mai 1899 à Namur, Henri Michaux arrive en 1924 à Paris où il côtoie les peintres surréalistes et se lie d'amitié avec Jules Supervielle. Après avoir longuement voyagé de 1927 à 1937 en Asie et en Amérique du Sud, il se retire dans le Midi durant la guerre. Il est mort à Paris le 19 octobre 1984. Si la mescaline est en grande partie à l'origine de son oeuvre picturale, c'est son génie du bizarre qui a fait de lui le plus aventureux des explorateurs de l'espace du dedans.
Donc c'est non
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- Nombre de pages196
- PrésentationBroché
- Poids0.262 kg
- Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 1,7 cm
- ISBN978-2-07-014976-6
- EAN9782070149766
- Date de parution03/03/2016
- CollectionBlanche
- ÉditeurGallimard
Résumé
"Je cherche une secrétaire qui sache pour moi de quarante à cinquante façons écrire non". Cette imploration, presque désespérée, résume à elle seule les lettres de Henri Michaux réunies par Jean-Luc Outers. Il n'y est question que de refus : les demandes d'interviews, les adaptations scéniques de ses textes, les anthologies, les colloques ou les numéros de revues qui lui sont consacrés, les rééditions, y compris en livre de poche ou dans la Bibliothèque de la Pléiade, les conférences et commémorations, les prix littéraires, les publications de photos...
C'est à tout cela, qui n'est plus la littérature mais son institution sinon son décorum ou le carnaval médiatique qui l'agite, que Henri Michaux n'a cessé de s'opposer sa vie durant. Alors qu'on le poursuit sans répit, il cherche l'ombre, il se cache. Il part en croisade contre la "vedettomanie", multipliant les lettres dont la production s'intensifie à mesure que s'accroît la notoriété. "Du moins que je ne finisse pas gavé de mon propre nom", écrira celui qui n'éprouvait que dégoût pour toute forme de reconnaissance.
Plutôt qu'une litanie monocorde de refus, ces lettres frappent par leur singularité et leur style souvent cinglant et drôle : elles instaurent, à leur manière, une philosophie du non.
C'est à tout cela, qui n'est plus la littérature mais son institution sinon son décorum ou le carnaval médiatique qui l'agite, que Henri Michaux n'a cessé de s'opposer sa vie durant. Alors qu'on le poursuit sans répit, il cherche l'ombre, il se cache. Il part en croisade contre la "vedettomanie", multipliant les lettres dont la production s'intensifie à mesure que s'accroît la notoriété. "Du moins que je ne finisse pas gavé de mon propre nom", écrira celui qui n'éprouvait que dégoût pour toute forme de reconnaissance.
Plutôt qu'une litanie monocorde de refus, ces lettres frappent par leur singularité et leur style souvent cinglant et drôle : elles instaurent, à leur manière, une philosophie du non.
L'éditeur en parle
"Je cherche une secrétaire qui sache pour moi de quarante à cinquante façons écrire non". Cette imploration, presque désespérée, résume à elle seule les lettres de Henri Michaux réunies par Jean-Luc Outers.












