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- Nombre de pages208
- PrésentationBroché
- Poids0.414 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,3 cm
- ISBN2-86589-067-8
- EAN9782865890675
- Date de parution01/04/2006
- ÉditeurMacula (Editions)
Résumé
Johann Joachim Winckelmann (1717-1768) a inventé la description moderne des oeuvres d'art. C'est à partir de lui que le spectateur, libérant sa subjectivité, ses passions, ses désirs prend la première place dans le processus esthétique. Winckelmann met en crise la fiction d'une lecture impassible de l'art. Il scrute l'objet, fouille ses détails, en dit les charmes, reconstitue le Torse mutilé - cependant qu'en retour la sculpture bouscule ses certitudes de connaisseur et d'historien.
Winckelmann observe sur sa personne les effets de cette empathie : "[...] ma poitrine a semblé se dilater et se gonfler. Transporté par une émotion puissante qui me hissait au-dessus de moi-même, j'adoptai, pour regarder avec dignité l'Apollon, un port sublime".?De telles extases ne vont pas sans combats intérieurs. L'auteur ne cesse d'osciller de la norme à sa transgression, de la raison au vertige, de la sublimation à l'effusion, de l'ekphrasis au pathos.
Son impressionnant savoir historique, anatomique, technique est traversé de bouffées désirantes qui s'apparentent à des poèmes, des blasons, des chants d'amour.?Pour mettre en évidence ces écarts, ces tensions, ces oscillations, Elisabeth Décultot a pris le parti de présenter, juxtaposer et comparer les diverses descriptions que "le père de l'histoire de l'art" a consacrées à chacune des trois plus célèbres sculptures antiques : le Laocoon, le Torse et l'Apollon du Belvédère.
Deux essais jusqu'à présent inaccessibles complètent son dossier : "Observations sur la contemplation des oeuvres d'art" (1759) et "Sur la faculté de sentir le beau dans l'art" (1763).
Winckelmann observe sur sa personne les effets de cette empathie : "[...] ma poitrine a semblé se dilater et se gonfler. Transporté par une émotion puissante qui me hissait au-dessus de moi-même, j'adoptai, pour regarder avec dignité l'Apollon, un port sublime".?De telles extases ne vont pas sans combats intérieurs. L'auteur ne cesse d'osciller de la norme à sa transgression, de la raison au vertige, de la sublimation à l'effusion, de l'ekphrasis au pathos.
Son impressionnant savoir historique, anatomique, technique est traversé de bouffées désirantes qui s'apparentent à des poèmes, des blasons, des chants d'amour.?Pour mettre en évidence ces écarts, ces tensions, ces oscillations, Elisabeth Décultot a pris le parti de présenter, juxtaposer et comparer les diverses descriptions que "le père de l'histoire de l'art" a consacrées à chacune des trois plus célèbres sculptures antiques : le Laocoon, le Torse et l'Apollon du Belvédère.
Deux essais jusqu'à présent inaccessibles complètent son dossier : "Observations sur la contemplation des oeuvres d'art" (1759) et "Sur la faculté de sentir le beau dans l'art" (1763).
Johann Joachim Winckelmann (1717-1768) a inventé la description moderne des oeuvres d'art. C'est à partir de lui que le spectateur, libérant sa subjectivité, ses passions, ses désirs prend la première place dans le processus esthétique. Winckelmann met en crise la fiction d'une lecture impassible de l'art. Il scrute l'objet, fouille ses détails, en dit les charmes, reconstitue le Torse mutilé - cependant qu'en retour la sculpture bouscule ses certitudes de connaisseur et d'historien.
Winckelmann observe sur sa personne les effets de cette empathie : "[...] ma poitrine a semblé se dilater et se gonfler. Transporté par une émotion puissante qui me hissait au-dessus de moi-même, j'adoptai, pour regarder avec dignité l'Apollon, un port sublime".?De telles extases ne vont pas sans combats intérieurs. L'auteur ne cesse d'osciller de la norme à sa transgression, de la raison au vertige, de la sublimation à l'effusion, de l'ekphrasis au pathos.
Son impressionnant savoir historique, anatomique, technique est traversé de bouffées désirantes qui s'apparentent à des poèmes, des blasons, des chants d'amour.?Pour mettre en évidence ces écarts, ces tensions, ces oscillations, Elisabeth Décultot a pris le parti de présenter, juxtaposer et comparer les diverses descriptions que "le père de l'histoire de l'art" a consacrées à chacune des trois plus célèbres sculptures antiques : le Laocoon, le Torse et l'Apollon du Belvédère.
Deux essais jusqu'à présent inaccessibles complètent son dossier : "Observations sur la contemplation des oeuvres d'art" (1759) et "Sur la faculté de sentir le beau dans l'art" (1763).
Winckelmann observe sur sa personne les effets de cette empathie : "[...] ma poitrine a semblé se dilater et se gonfler. Transporté par une émotion puissante qui me hissait au-dessus de moi-même, j'adoptai, pour regarder avec dignité l'Apollon, un port sublime".?De telles extases ne vont pas sans combats intérieurs. L'auteur ne cesse d'osciller de la norme à sa transgression, de la raison au vertige, de la sublimation à l'effusion, de l'ekphrasis au pathos.
Son impressionnant savoir historique, anatomique, technique est traversé de bouffées désirantes qui s'apparentent à des poèmes, des blasons, des chants d'amour.?Pour mettre en évidence ces écarts, ces tensions, ces oscillations, Elisabeth Décultot a pris le parti de présenter, juxtaposer et comparer les diverses descriptions que "le père de l'histoire de l'art" a consacrées à chacune des trois plus célèbres sculptures antiques : le Laocoon, le Torse et l'Apollon du Belvédère.
Deux essais jusqu'à présent inaccessibles complètent son dossier : "Observations sur la contemplation des oeuvres d'art" (1759) et "Sur la faculté de sentir le beau dans l'art" (1763).