Olivier Abel est philosophe, et fut doyen de la faculté protestante de Paris. Elève d'Emmanuel Levinas et devenu ami de Paul Ricoeur, il est l'un des grands spécialistes de la "fonction imaginaire de la parole".
De l'humiliation
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- Nombre de pages216
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.314 kg
- Dimensions14,6 cm × 21,9 cm × 1,8 cm
- ISBN979-10-209-0977-0
- EAN9791020909770
- Date de parution16/02/2022
- ÉditeurLiens qui libèrent (Les)
Résumé
L'humiliation est partout dans nos vies et elle est devenue le coeur sombre de nos sociétés. Elle offense et ridiculise, envenime la violence et l'injustice, et génère le ressentiment. Et pourtant, nous y sommes le plus souvent insensibles, et muets. L'humiliation fait taire le sujet parlant, elle ruine la confiance, l'estime et le respect de soi. Elle dévaste durablement les circuits de la reconnaissance, de manière démesurée.
Elle s'attaque d'abord à ceux qui ne sont pas considérés comme pleinement citoyens, aux minorités langagières, religieuses, raciales, sexuelles, sociales, etc. Mais on peut aussi être humilié par les objets, les formes de l'architecture, les formes de l'imaginaire marchand, les publicités, les formulaires administratifs... Une part majeure de notre vie politique semble se décider sur ces sentiments sombres attisés par les réseaux sociaux, qui disent des réalités vécues.
Il est urgent d'imaginer ce que serait une société où l'on aurait appris à déjouer au mieux l'humiliation, tant dans nos institutions communes que dans nos vies ordinaires. Pourquoi ne pas essayer de mettre en oeuvre une société moins humiliante ? C'est possible, c'est vital, faisons-le.
Elle s'attaque d'abord à ceux qui ne sont pas considérés comme pleinement citoyens, aux minorités langagières, religieuses, raciales, sexuelles, sociales, etc. Mais on peut aussi être humilié par les objets, les formes de l'architecture, les formes de l'imaginaire marchand, les publicités, les formulaires administratifs... Une part majeure de notre vie politique semble se décider sur ces sentiments sombres attisés par les réseaux sociaux, qui disent des réalités vécues.
Il est urgent d'imaginer ce que serait une société où l'on aurait appris à déjouer au mieux l'humiliation, tant dans nos institutions communes que dans nos vies ordinaires. Pourquoi ne pas essayer de mettre en oeuvre une société moins humiliante ? C'est possible, c'est vital, faisons-le.


















