Née en 1957, à Trois-Boutiques, de parents d'origine indienne, Ananda Devi a grandi au contact de plusieurs langues, dans le tissage culturel et humain si particulier de l'île Maurice. Ethnologue de formation, traductrice de métier, elle est sensible à l'imbrication des identités, à la question de l'altérité et à la situation des femmes dans le monde. Ses précédents recueils — Quand la nuit consent à me parler (2011) et Ceux du large (2017) — sont parus aux Editions Bruno Doucey.
Danser sur tes braises. Suivi de Six décennies
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- Nombre de pages96
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.115 kg
- Dimensions13,7 cm × 17,6 cm × 0,9 cm
- ISBN978-2-36229-275-0
- EAN9782362292750
- Date de parution06/02/2020
- CollectionL'autre langue
- ÉditeurDoucey éditions
Résumé
"Tout commence par la perte des eaux. L'outre se désemplit pour livrer le passage à une entité complète en soi. Pas un corps étranger ; un bourgeon, une ébauche, une excroissance intime, qui, une fois émergé, devient cet autre auquel seuls nous rattachent les liens de l'amour et du désarroi."
L'éditeur en parle
Deux textes forts et incandescents. Deux textes pour dire la femme, la fille, la mère... Dans le premier, qu'elle dédie à sa propre mère, Ananda Devi évoque l'exil auquel chaque être se trouve confronté : celui du ventre maternel. "Tout commence par la perte des eaux", écrit-elle, avant de nous livrer ce constat amer : "L'enfant s'en va et ne cessera plus de s'en aller." Dès lors, la vie s'apparente à une longue exploration de la perte.
Dans le second, qu'elle intitule Six décennies, c'est à son propre corps qu'elle s'adresse, sans complaisance ni faux-semblants, débusquant ses changements, cartographiant sa géographie incertaine et mouvante. Avec le temps, va... ? Non, car le regard de l'autre réinscrit le ravissement dans le sillon des jours. "Le désir n'est jamais dompté." Et ces pages si belles nous donnent une furieuse envie d'aimer.
Dans le second, qu'elle intitule Six décennies, c'est à son propre corps qu'elle s'adresse, sans complaisance ni faux-semblants, débusquant ses changements, cartographiant sa géographie incertaine et mouvante. Avec le temps, va... ? Non, car le regard de l'autre réinscrit le ravissement dans le sillon des jours. "Le désir n'est jamais dompté." Et ces pages si belles nous donnent une furieuse envie d'aimer.

















