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Correspondance générale. Tome 5, 1930-1932
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- Nombre de pages576
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.61 kg
- Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 3,7 cm
- ISBN2-07-070916-7
- EAN9782070709168
- Date de parution06/12/1988
- CollectionBlanche
- ÉditeurGallimard
Résumé
«La correspondance de Martin du Gard est comme celle de Flaubert, complémentaire de l'ouvre romanesque, et cela de deux façons. On peut d'abord chercher à voir dans ces lettres, comme dans un journal intime, les coulisses de l'ouvre, le laboratoire secret de la création, l'envers du décor de la fiction. On y trouvera, dans le domaine de la genèse des ouvres, des circonstances biographiques, des expériences et influences subies ou recherchées, des lectures, des idées et des théories littéraires ou philosophiques, une riche matière, irremplaçable pour tout lecteur curieux de la naissance des livres et de leurs origines obscures.
Mais on peut aussi y chercher tout autre chose : l'expression directe d'une personnalité forte, libérée de tout souci du public et de toutes les contraintes qu'il impose à l'écrivain. C'est alors un livre tout différent qu'on lira, un livre valant par lui-même et ayant en lui-même sa justification et son intérêt, une ouvre autre, indépendante de l'oeuvre de fiction et peut-être supérieure à elle.»Maurice Rieuneau.
Mais on peut aussi y chercher tout autre chose : l'expression directe d'une personnalité forte, libérée de tout souci du public et de toutes les contraintes qu'il impose à l'écrivain. C'est alors un livre tout différent qu'on lira, un livre valant par lui-même et ayant en lui-même sa justification et son intérêt, une ouvre autre, indépendante de l'oeuvre de fiction et peut-être supérieure à elle.»Maurice Rieuneau.
L'éditeur en parle
Hésitations, interrogations, difficultés vont ponctuer les années 1930-1932. Piétinement dans l'exécution de L'Appareillage, accident d'auto et longue immobilisation, retour critique sur la conception primitive des Thibault. Pour Roger Martin du Gard c'est un temps de crise. La sollicitude de ses amis ne va pas sans l'irriter parfois : "Qu'on me laisse faire, qu'on ne bavarde pas tant à mon sujet, et tout ira bien ; du moins, dans le sens où je crois devoir aller".
Et voilà qu'une voie s'ouvre à lui, le soulagement infini d'un nouveau plan, un "magnifique rétablissement" . Le 18 avril 1932 il constate qu' "il s'agit de substituer un plan né tout récemment, à une histoire que je portais en moi depuis dix ans, et qui était mûrie jusqu'à en être un peu "blette"" , et il ajoute que "cela ne peut se faire en quelques semaines" et qu'il va "laisser mijoter quelque temps cette fin des Thibault" .
Cependant ses loisirs forcés, durant son hospitalisation à la clinique du Mans, lui donnent l'occasion de concevoir puis d'écrire une nouvelle pièce de théâtre, Un Taciturne, qu'il confie à Louis Jouvet avec qui il entretient à cette occasion une correspondance très suivie : plus de trente lettres en quelques mois ! C'est aussi l'époque où il compose Confidence africaine et Vieille France. Si la toile de ses amitiés ne cesse de s'étendre, c'est toujours avec autant de curiosité désabusée et de scepticisme qu'il observe l'évolution du monde autour de lui.
Plus que jamais en tout cas il s'en tient à une ligne de conduite exigeante : "Le devoir primordial (ne pas se laisser bourrer le crâne par les doctrinaires de tous partis) devient diablement difficile !"
Et voilà qu'une voie s'ouvre à lui, le soulagement infini d'un nouveau plan, un "magnifique rétablissement" . Le 18 avril 1932 il constate qu' "il s'agit de substituer un plan né tout récemment, à une histoire que je portais en moi depuis dix ans, et qui était mûrie jusqu'à en être un peu "blette"" , et il ajoute que "cela ne peut se faire en quelques semaines" et qu'il va "laisser mijoter quelque temps cette fin des Thibault" .
Cependant ses loisirs forcés, durant son hospitalisation à la clinique du Mans, lui donnent l'occasion de concevoir puis d'écrire une nouvelle pièce de théâtre, Un Taciturne, qu'il confie à Louis Jouvet avec qui il entretient à cette occasion une correspondance très suivie : plus de trente lettres en quelques mois ! C'est aussi l'époque où il compose Confidence africaine et Vieille France. Si la toile de ses amitiés ne cesse de s'étendre, c'est toujours avec autant de curiosité désabusée et de scepticisme qu'il observe l'évolution du monde autour de lui.
Plus que jamais en tout cas il s'en tient à une ligne de conduite exigeante : "Le devoir primordial (ne pas se laisser bourrer le crâne par les doctrinaires de tous partis) devient diablement difficile !"











