La poésie de Véronique Wautier pourrait se résumer par l'un des vers de Continuo : "être en hiver sans être mort". Voilà bien toute la charge émotionnelle que cette pensée nous insuffle. Toute forme d'excès est absente de sa poésie, qui privilégie au contraire le registre de la discrétion : pas de mots à l'emporte-pièce, pas de grandiloquence, mais quelques moments de notre vie difficiles à traverser que son langage parvient, grâce à une économie d'effets, à nous rendre acceptables : "tant de choses sans leur nom / se propagent".
Les peintures d'Anne Slacik sont au plus près de cette recherche d'équilibre entre les tourments et le besoin d'apaisement.
La poésie de Véronique Wautier pourrait se résumer par l'un des vers de Continuo : "être en hiver sans être mort". Voilà bien toute la charge émotionnelle que cette pensée nous insuffle. Toute forme d'excès est absente de sa poésie, qui privilégie au contraire le registre de la discrétion : pas de mots à l'emporte-pièce, pas de grandiloquence, mais quelques moments de notre vie difficiles à traverser que son langage parvient, grâce à une économie d'effets, à nous rendre acceptables : "tant de choses sans leur nom / se propagent".
Les peintures d'Anne Slacik sont au plus près de cette recherche d'équilibre entre les tourments et le besoin d'apaisement.