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Colonisations et religions en Afrique noire. L'exemple de Ziguinchor
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- Nombre de pages356
- PrésentationBroché
- Poids0.676 kg
- Dimensions15,5 cm × 24,0 cm × 1,9 cm
- ISBN2-85802-181-3
- EAN9782858021819
- Date de parution15/09/1990
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
En Afrique noire, depuis l'époque coloniale, le Christianisme missionnaire, l'Islam et même les religions traditionnelles ont véhiculé des langages très ambivalents. Le Christianisme missionnaire portait déjà en lui-même sa propre contradiction : la Parole Salvatrice était minée par l'ethnocentrisme et la domination du Blanc. Prônant la soumission au pouvoir mis en place par la colonisation, contribuant à la destruction de l'édifice social traditionnel, il s'éloignait de son message.
L'Islam, de son côté, malgré un sens profond de la communauté africaine, représentait un réel pouvoir de coercition. A travers son imagerie populaire, il manifeste encore aujourd'hui son appui aux nouvelles structures sociales, favorisant la résignation et l'acceptation du nouvel ordre établi. Face à ces religions "d'importation", le recours à la religion traditionnelle apparaît comme une puissante force de revendication, qui se manifeste à travers les cultes thérapeutiques et de possession.
Mais si thérapeutes et possédés sont investis d'un pouvoir libérateur, cette libération demeure symbolique et inefficace. Révolte muette et sans danger, elle est acceptée - voire encouragée - par le pouvoir comme une simple manifestation du folklore. Ainsi détourné et perverti, ce profond mouvement d'auto-affirmation ne devient-il pas lui aussi aliénation politique, asservissement culturel ? En s'appuyant sur l'exemple africain de Ziguinchor, en Casamance (Sud Sénégal), Jacqueline Trincaz fait apparaître dans ce livre toute l'ambiguïté qui régit les rapports entre religion et pouvoir.
L'Islam, de son côté, malgré un sens profond de la communauté africaine, représentait un réel pouvoir de coercition. A travers son imagerie populaire, il manifeste encore aujourd'hui son appui aux nouvelles structures sociales, favorisant la résignation et l'acceptation du nouvel ordre établi. Face à ces religions "d'importation", le recours à la religion traditionnelle apparaît comme une puissante force de revendication, qui se manifeste à travers les cultes thérapeutiques et de possession.
Mais si thérapeutes et possédés sont investis d'un pouvoir libérateur, cette libération demeure symbolique et inefficace. Révolte muette et sans danger, elle est acceptée - voire encouragée - par le pouvoir comme une simple manifestation du folklore. Ainsi détourné et perverti, ce profond mouvement d'auto-affirmation ne devient-il pas lui aussi aliénation politique, asservissement culturel ? En s'appuyant sur l'exemple africain de Ziguinchor, en Casamance (Sud Sénégal), Jacqueline Trincaz fait apparaître dans ce livre toute l'ambiguïté qui régit les rapports entre religion et pouvoir.






