Citoyens ou consommateurs?. Les mutations rhétoriques et politiques au Royaume-Uni

Par : Raphaële Espiet-Kilty, Timothy Whitton

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  • Nombre de pages332
  • PrésentationBroché
  • Poids0.47 kg
  • Dimensions13,5 cm × 22,0 cm × 2,0 cm
  • ISBN2-84516-336-3
  • EAN9782845163362
  • Date de parution01/01/2006
  • ÉditeurPU Blaise-Pascal

Résumé

Citoyen ou consommateur ? Entre 1979 et 1990. pendant les trois mandats de Mme Thatcher, c'est avant tout le consommateur qui trouve une place privilégiée dans les choix politiques des gouvernements. Pour faire émerger la " Nouvelle " Droite, elle cherche en effet à éloigner son parti du consensus social-démocrate en vigueur depuis ta guerre et, sous sa houlette, le citoyen-travailleur " marshallien " voit ses droits " universels " et " inaliénables " s'amenuiser au point d'être supplanté par le citoyen-consommateur. Pour redynamiser la citoyenneté, le successeur de Mme Thatcher, John Major, choisit d'établir la Charte du Citoyen.. Elle est censée placer le citoyen britannique au cœur de la rénovation des services publics quitte à ce` qu'il en cautionne la privatisation. Il aura fallu attendre l'arrivée au pouvoir du New Labour de Tony Blair pour que les deux concepts citoyen/consommateur ne soient plus considérés comme antinomiques mais complémentaires, réunis, par ailleurs, sous la bannière de la nébuleuse " troisième voie ". À la condition de respecter les droits et ses devoirs associés aux deux, rien ne s'oppose désormais, à ce que le citoyen puise une partie de son identité dans la consommation qui le caractérise. Cet ouvrage réunit treize articles écrits par des spécialistes de la civilisation britannique contemporaine. Ils ont essayé de voir dans quelle mesure, au cours des dernières décennies, l'identité " citoyen et/ou consommateur " a été assignée ou revendiquée dans des domaines bien précis, l'éducation, la santé, les transports, la fonction publique... Ces deux concepts s'excluent-ils mutuellement ou au contraire, comme le prétend le New Labour, leur complémentarité ne constituerait-elle pas la base pour définir à la fois la citoyenneté et la consommation de demain ?
Citoyen ou consommateur ? Entre 1979 et 1990. pendant les trois mandats de Mme Thatcher, c'est avant tout le consommateur qui trouve une place privilégiée dans les choix politiques des gouvernements. Pour faire émerger la " Nouvelle " Droite, elle cherche en effet à éloigner son parti du consensus social-démocrate en vigueur depuis ta guerre et, sous sa houlette, le citoyen-travailleur " marshallien " voit ses droits " universels " et " inaliénables " s'amenuiser au point d'être supplanté par le citoyen-consommateur. Pour redynamiser la citoyenneté, le successeur de Mme Thatcher, John Major, choisit d'établir la Charte du Citoyen.. Elle est censée placer le citoyen britannique au cœur de la rénovation des services publics quitte à ce` qu'il en cautionne la privatisation. Il aura fallu attendre l'arrivée au pouvoir du New Labour de Tony Blair pour que les deux concepts citoyen/consommateur ne soient plus considérés comme antinomiques mais complémentaires, réunis, par ailleurs, sous la bannière de la nébuleuse " troisième voie ". À la condition de respecter les droits et ses devoirs associés aux deux, rien ne s'oppose désormais, à ce que le citoyen puise une partie de son identité dans la consommation qui le caractérise. Cet ouvrage réunit treize articles écrits par des spécialistes de la civilisation britannique contemporaine. Ils ont essayé de voir dans quelle mesure, au cours des dernières décennies, l'identité " citoyen et/ou consommateur " a été assignée ou revendiquée dans des domaines bien précis, l'éducation, la santé, les transports, la fonction publique... Ces deux concepts s'excluent-ils mutuellement ou au contraire, comme le prétend le New Labour, leur complémentarité ne constituerait-elle pas la base pour définir à la fois la citoyenneté et la consommation de demain ?