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Citoyenneté, empires et mondialisation

Par : Raphaële Espiet-Kilty, Martine Spensky, Timothy Whitton
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  • Nombre de pages290
  • PrésentationBroché
  • Poids0.4 kg
  • Dimensions13,5 cm × 22,0 cm × 1,5 cm
  • ISBN2-84516-313-4
  • EAN9782845163133
  • Date de parution01/12/2006
  • ÉditeurPU Blaise-Pascal

Résumé

Il s'agissait, dans ce colloque : " Citoyenneté, empires et mondialisation ", d'analyser les rapports entre citoyenneté - entendue comme ensemble de droits individuels garantis à toutes et tous par l'État, central ou décentralisé, et de devoirs envers lui - et empires, précurseurs du monde dans lequel nous vivons : un monde " globalisé " ou " mondialisé ". " Empire ", selon Armitage (2000), a toujours signifié pouvoir. Le concept d'imperium est fondé sur une définition de la cité de Rome distinguant l'intérieur - l'enceinte sacrée, limitée, finie - de l'extérieur. À l'intérieur le pouvoir était essentiellement civil. À l'extérieur il était fondé sur la force militaire. À son apogée l'Imperium Romanum s'étendait sur les trois continents connus à l'époque : l'Europe, l'Asie et l'Afrique. L'autorité de l'empereur était donc " universelle ". Après le Ve siècle et la chute de Rome, l'empire d'Orient, celui d'Occident puis la papauté prétendront eux aussi à l'universalisme. Les empires plus tardifs : les empires ibériques, puis les empires français et britannique héritèrent de cette prétention à " l'universel ", moteur essentiel du processus de mondialisation. La question qui traverse cet ouvrage est celle-ci : en quoi les différents empires européens ont-ils affecté la construction de la citoyenneté - ou l'acquisition des droits - des individus appartenant aux divers groupes en présence, du fait même de leur existence ? Quels effets cette histoire impériale multiple a-t-elle encore aujourd'hui sur les lois et les débats concernant la citoyenneté, dans les anciennes métropoles et les anciennes colonies de peuplement ? Qui est inclus dans la communauté nationale, dans quelles conditions et de quelle façon ? On peut aussi retourner la question : comment sont aujourd'hui gérés diversité et pluralisme dans nos sociétés de culture européenne ?