Olivier Neveux est professeur d'histoire et d'esthétique du théâtre à l'ENS de Lyon et membre de l'Unité mixte de recherche 5317 (IHRIM). Il est notamment l'auteur de Politiques du spectateur : les enjeux du théâtre politique aujourd'hui (La découverte, 2013) et Contre le théâtre politique (La fabrique, 2019).
Brecht et les mauvais temps nouveaux
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- Nombre de pages300
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.34 kg
- Dimensions14,0 cm × 22,6 cm × 2,2 cm
- ISBN978-2-35872-316-9
- EAN9782358723169
- Date de parution19/06/2026
- ÉditeurFabrique (La)
Résumé
Un spectre pourrait bien de nouveau hanter le théâtre politique : le brechtisme. Non pas à l'identique de ce qu'il a été mais ajusté aux mauvais temps nouveaux. C'est que l'oeuvre du dramaturge, poète, metteur en scène et théoricien Bertolt Brecht (1898-1956), marxiste et antifasciste, fournit de fortes et discutables hypothèses pour intervenir dans la situation présente. C'était ce qu'il souhaitait : être utile.
A partir d'oeuvres théâtrales contemporaines (Christiane Jatahy, Tiago Rodrigues, Angelica Lidell, Maguy Marin...), il s'agit, alors, de se demander, avec lui, comment traverser et transformer ces "sombres temps". Sa contribution est importante : Brecht fournit des outils précieux ("distanciation", "gestus", "réalisme"), ses polémiques contre d'autres "théâtres politiques" peuvent encore orienter, et il expose de façon suggestive l'équation difficile d'un art populaire et combatif, au service du plus grand nombre.
Le relire et le redécouvrir, à contretemps, amène, dès lors, à envisager autrement ce que peut le théâtre pour les luttes. Et à reconsidérer la fonction sociale qu'il occupe : à quoi et à qui doit-il servir ? Pour quelle société ? Avec cet ouvrage, Olivier Neveux poursuit son exploration des rapports que peuvent entretenir le théâtre et la politique. Ici, en l'occurrence, la politique est communiste et elle requiert pour ce faire de trouver ce qui, dans la radicalité du théâtre, lui permet de participer, à sa manière, à la "destruction de l'ordre existant".
A partir d'oeuvres théâtrales contemporaines (Christiane Jatahy, Tiago Rodrigues, Angelica Lidell, Maguy Marin...), il s'agit, alors, de se demander, avec lui, comment traverser et transformer ces "sombres temps". Sa contribution est importante : Brecht fournit des outils précieux ("distanciation", "gestus", "réalisme"), ses polémiques contre d'autres "théâtres politiques" peuvent encore orienter, et il expose de façon suggestive l'équation difficile d'un art populaire et combatif, au service du plus grand nombre.
Le relire et le redécouvrir, à contretemps, amène, dès lors, à envisager autrement ce que peut le théâtre pour les luttes. Et à reconsidérer la fonction sociale qu'il occupe : à quoi et à qui doit-il servir ? Pour quelle société ? Avec cet ouvrage, Olivier Neveux poursuit son exploration des rapports que peuvent entretenir le théâtre et la politique. Ici, en l'occurrence, la politique est communiste et elle requiert pour ce faire de trouver ce qui, dans la radicalité du théâtre, lui permet de participer, à sa manière, à la "destruction de l'ordre existant".


















