Docteur d'Etat ès lettres et sciences humaines (Genève et Paris), Murielle Gagnebin est professeur à la Sorbonne Nouvelle (Paris-III) et membre de la Société psychanalytique de Paris. Auteur de plusieurs livres, elle situe ses recherches à l'interface de l'esthétique, de la philosophie et de la psychanalyse.
Authenticité du faux. Lectures psychanlytiques
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- Nombre de pages320
- PrésentationBroché
- Poids0.395 kg
- Dimensions13,0 cm × 21,5 cm × 2,0 cm
- ISBN2-13-054488-6
- EAN9782130544883
- Date de parution15/10/2004
- CollectionLe fil rouge
- ÉditeurPUF
Résumé
On nous parle d'une pratique particulière à la marine anglaise. Tous les cordages de la marine royale, du plus gros au plus mince, sont tressés de telle sorte qu'un fil rouge va d'un bout à l'autre et qu'on ne peut le détacher sans tout défaire ; ce qui permet de reconnaître, même aux moindres fragments, qu'ils appartiennent à la couronne. Goethe, Les Affinités électives. Dans la lutte qu'il déploie pour cacher (contrefaçons, masques, grimages, faux-semblants, camouflages divers), le faussaire exhibe un combat farouchement véridique.
Cette authenticité du faux, l'auteur la traque chez J. J. Rousseau, Alban Berg, mais aussi chez Vermeer, Raphaël, ou encore chez Polanski, Michael Powell, voire Morandi, Giacometti et Nicolas de Staël... En dégageant les mobiles inconscients et les motifs esthétiques de cette curieuse authenticité critique à même les trafics de l'image, Murielle Gagnebin est ainsi amenée à proposer deux nouveaux concepts.
L'ego alter, cet être qui seconde et souvent dépasse l'artiste comme le patient, asservis à la nécessité inconsciente des déplacements et des condensations qui constituent tantôt leur œuvre tantôt la fable propre à gouverner leur vie. Et le spectre de la sublimation, susceptible, au contraire, de restituer à l'artiste sa part de responsabilité au cours du travail psychique engagé dans ses créations et de situer le patient dans sa capacité à mentaliser.
C'est en qualité d'esthéticien et de psychanalyste que Murielle Gagnebin attire l'attention non sur les valeurs de la falsification mais bien sur les dévoilements de l'imposture...
Cette authenticité du faux, l'auteur la traque chez J. J. Rousseau, Alban Berg, mais aussi chez Vermeer, Raphaël, ou encore chez Polanski, Michael Powell, voire Morandi, Giacometti et Nicolas de Staël... En dégageant les mobiles inconscients et les motifs esthétiques de cette curieuse authenticité critique à même les trafics de l'image, Murielle Gagnebin est ainsi amenée à proposer deux nouveaux concepts.
L'ego alter, cet être qui seconde et souvent dépasse l'artiste comme le patient, asservis à la nécessité inconsciente des déplacements et des condensations qui constituent tantôt leur œuvre tantôt la fable propre à gouverner leur vie. Et le spectre de la sublimation, susceptible, au contraire, de restituer à l'artiste sa part de responsabilité au cours du travail psychique engagé dans ses créations et de situer le patient dans sa capacité à mentaliser.
C'est en qualité d'esthéticien et de psychanalyste que Murielle Gagnebin attire l'attention non sur les valeurs de la falsification mais bien sur les dévoilements de l'imposture...














