Fabrice Midal, philosophe, est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la spiritualité, notamment deux
livres marquants au Seuil : Quel bouddhisme pour l’Occident (2006) et Risquer la liberté (2009) qui
sort simultanément en poche.
Auschwitz, l'impossible regard
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- Nombre de pages215
- PrésentationBroché
- Poids0.228 kg
- Dimensions13,0 cm × 18,5 cm × 1,7 cm
- ISBN978-2-02-108093-3
- EAN9782021080933
- Date de parution06/09/2012
- ÉditeurSeuil
Résumé
La particularité de ce livre par rapport aux innombrables ouvrages qui ont traité de cette question,
c’est sa thèse même : Auschwitz est comme un trou dans notre histoire, il est même au-delà d’une
tragédie, si l’on donne à ce terme les connotations nobles et élevées qu’on lui associe d’ordinaire. Il
s’agit non de le « digérer » en en tirant les leçons, mais au contraire de le considérer comme
indépassable.
Dès lors la question devient : dans quel espace pouvons-nous vivre si nous acceptons de « vivre dans la catastrophe » ? Le livre passe en revue les catégories devenues classiques pour analyser la Shoah : banalité du mal, rationalité de l’extermination, eugénisme… Il les critique toutes. Il ne les récuse pas, mais s’efforce simplement d’en montrer respectueusement les limites. Mais il ne s’en tient pas à cet examen critique : la Shoah, par son existence même, récuse a posteriori certains dogmes de la tradition philosophique et politique occidentale : par exemple la représentation de l’homme comme un « animal raisonnable » et l’opposition entre cette rationalité et ses passions qu’il faudrait maîtriser et dompter (tout le monde au procès d’Eichmann est frappé par l’efficacité froide et dénuée de sentiments dont l’accusé fait preuve).Mais si nos certitudes ont été ainsi ébranlées, dans quelle « maison » pouvons-nous désormais vivre ? C’est, selon l’auteur, la question du poète Paul Celan.
La « cabane » dans laquelle nous vivrons désormais ne peut plus annuler notre exil.
Dès lors la question devient : dans quel espace pouvons-nous vivre si nous acceptons de « vivre dans la catastrophe » ? Le livre passe en revue les catégories devenues classiques pour analyser la Shoah : banalité du mal, rationalité de l’extermination, eugénisme… Il les critique toutes. Il ne les récuse pas, mais s’efforce simplement d’en montrer respectueusement les limites. Mais il ne s’en tient pas à cet examen critique : la Shoah, par son existence même, récuse a posteriori certains dogmes de la tradition philosophique et politique occidentale : par exemple la représentation de l’homme comme un « animal raisonnable » et l’opposition entre cette rationalité et ses passions qu’il faudrait maîtriser et dompter (tout le monde au procès d’Eichmann est frappé par l’efficacité froide et dénuée de sentiments dont l’accusé fait preuve).Mais si nos certitudes ont été ainsi ébranlées, dans quelle « maison » pouvons-nous désormais vivre ? C’est, selon l’auteur, la question du poète Paul Celan.
La « cabane » dans laquelle nous vivrons désormais ne peut plus annuler notre exil.














