Architecture Et Urbanisme De Turfan. Une Oasis Du Turkestan Chinois

Par : Jean-Paul Loubes, Michel Cartier
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  • Nombre de pages433
  • PrésentationBroché
  • Poids0.775 kg
  • Dimensions15,7 cm × 24,0 cm × 2,3 cm
  • ISBN2-7384-6452-1
  • EAN9782738464521
  • Date de parution22/06/1998
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

A l'Ouest extrême de la vaste Chine, le Turkestan chinois est constitué par des déserts, dont le Taklamakan, contourné au Nord et au Sud par les Routes de la Soie. Un chapelet d'oasis les jalonnent. Turfan, sur la route Nord est peuplé par des Ouigours, peuple converti à l'islam et appartenant à l'ensemble turco-mongol. A Turfan, une étonnante architecture domestique et religieuse de terre crue, trouve ses racines vers l'Ouest, en Perse notamment, et a su résoudre par des dispositions bioclimatiques naturelles très élaborées, le difficile problème climatique lié à une situation écologique extrême.
Turfan est en Chine le pôle de la chaleur. Ces équilibres et tout un héritage culturel et architectural sont menacés par une sinisation accélérée de l'espace qui vise à substituer un espace chinois aux valeurs architecturales des Ouigours. La proportion de Chinois qui, dans cette province du Xinjiang était de 10 % en 1950 est de 45 % dans les années 1990. Ce peuplement accéléré illustre le besoin continu d'espace de la civilisation chinoise mais il témoigne aussi de l'importance stratégique d'une province qui recèle d'importantes ressources.
Quelles sont les modalités de cette sinisation ? Comment s'effectue la transformation de la vite, du paysage rural, de l'espace dans sa totalité ? Quelles sont les stratégies du planificateur chinois pour substituer ses propres valeurs à une grande tradition architecturale ? Outre l'inventaire avant disparition d'une architecture de grande qualité, cet ouvrage se veut une contribution à la construction d'une anthropologie de l'espace en interrogeant les cultures dans leur production architecturale, S'il est vrai que l'architecture est l'expression la plus complète des cultures humaines, alors un des moyens de connaître l'homme est l'étude du texte architectural, du grand livre de l'architecture.
Jean-Paul Loubes est architecte, enseignant-chercheur à l'Ecole d'Architecture de Bordeaux où il est responsable du Séminaire Architecture/Anthropologie - Architecture Comparée. Il s'est attaché depuis 1985 à développer des coopérations avec des universités et Institutions chinoises dans les domaines de l'enseignement de l'architecture et de la recherche. Il a entrepris un vaste parcours de l'espace chinois qu'il s'emploie à cerner par des études urbaines au coeur même de la Chine (Ateliers de projets à Xi'an) ou étude de l'urbanisme troglodytique des pays du loess (Maisons Creusées du Fleuve Jaune publié en 1989).
Mais la culture chinoise doit aussi être saisie dans sa rencontre avec des cultures périphériques à l'Empire du Milieu. C'est l'objet de ce travail de dix années sur Turfan, oasis du Turkestan chinois confronté à la pression chinoise, ou du programme de recherche en cours sur l'Amda, partie Nord du Tibet intégrée à la Province chinoise du Qinghal. Au-delà de la description d'architecture, du décryptage des cultures de l'espace en présence ou en confrontation, ce parcouru cette pérégrination d'architecture est avant tout une des formes que peut prendre le voyage pour un architecte.
La confrontation avec le réel autant que la connaissance des hommes par leur architecture en sont les motivations profondes. Jean-Paul Loubes est à l'origine de la création en 1996 de l'Observatoire de l'Architecture de la Chine Contemporaine.
Poèmes du froid
Jean-Paul Loubes
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