Pour bien des philosophes modernes, de Descartes à Husserl, l'esprit a un accès direct à ses propres contenus ou à ses propres actes. La critique de cette fausse évidence par Wittgenstein permet de se débarrasser de présupposés qui font obstacle à la compréhension de la philosophie de l'esprit de Saint Thomas d'Aquin. Pour Wittgenstein, comme pour Thomas, l'intentionnalité et la volonté ne sont pas des états mentaux donnant à nos pensées et à nos actions le sens qu'elles ont. Ce sont des capacités de comprendre ; ce sont des dispositions à se comporter de telle ou telle façon.
Après la thérapie philosophique de Wittgenstein, certaines des thèses traditionnelles de l'aristotélisme apparaissent bien plus crédibles et fécondes que celles des philosophies présupposant l'accès direct de l'esprit à lui-même. Des philosophes contemporains - E. Anscombe, P. Geach ou A Kenny - ont suggéré cette lecture à rebours de l'histoire de la philosophie. Ce livre l'entreprend délibérément.
Pour bien des philosophes modernes, de Descartes à Husserl, l'esprit a un accès direct à ses propres contenus ou à ses propres actes. La critique de cette fausse évidence par Wittgenstein permet de se débarrasser de présupposés qui font obstacle à la compréhension de la philosophie de l'esprit de Saint Thomas d'Aquin. Pour Wittgenstein, comme pour Thomas, l'intentionnalité et la volonté ne sont pas des états mentaux donnant à nos pensées et à nos actions le sens qu'elles ont. Ce sont des capacités de comprendre ; ce sont des dispositions à se comporter de telle ou telle façon.
Après la thérapie philosophique de Wittgenstein, certaines des thèses traditionnelles de l'aristotélisme apparaissent bien plus crédibles et fécondes que celles des philosophies présupposant l'accès direct de l'esprit à lui-même. Des philosophes contemporains - E. Anscombe, P. Geach ou A Kenny - ont suggéré cette lecture à rebours de l'histoire de la philosophie. Ce livre l'entreprend délibérément.