Henri Boullier et Nicolas Fortané sont sociologues, respectivement au CNRS et à l'INRAE. Au sein du laboratoire de sciences sociales (IRISSO) de l'Université Paris-Dauphine, ils ont coordonné plusieurs programmes de recherche sur l'antibiorésistance. Ils ont écrit cet ouvrage avec les historiennes, sociologues et politistes du collectif AMAGRI (Antimicrobials in Agriculture) : Lucile Benoit, Delphine Berdah, Clémentine Comer, Joséphine Eberhart, Aurélien Féron, Muriel Fiquié, Florence Hellec et Annick Jacq.
Antibiodépendance. L'impossible transition de l'élevage industriel
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- Nombre de pages291
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.365 kg
- Dimensions13,8 cm × 21,0 cm × 2,2 cm
- ISBN978-2-7246-4415-9
- EAN9782724644159
- Date de parution07/03/2025
- CollectionDomaine Santé
- ÉditeurSciences Po (Les Presses de)
Résumé
Qualifiée de pandémie silencieuse par l'OMS, l'antibiorésistance est une des grandes menaces sanitaires du XXIe siècle. Ce phénomène d'impasse thérapeutique, qui rend inefficaces nos médicaments les plus précieux, est dû à leur utilisation massive depuis les années 1950, en particulier pour soutenir l'essor d'un modèle agricole intensif. Aujourd'hui, plus des deux tiers de la production mondiale d'antibiotiques sont destinés aux animaux d'élevage.
Pour lutter contre ce fléau, la France a réduit de moitié l'emploi de ces molécules dans l'élevage. Pourtant, comme le montre une vaste enquête menée auprès des acteurs de la filière (éleveurs, vétérinaires, laboratoires pharmaceutiques) ainsi que dans les arènes scientifiques et politiques, l'agriculture continue de creuser le sillon de son anti-biodépendance. Eleveurs et vétérinaires ne sont pas tant prisonniers de l'usage des antibiotiques que d'un système industriel qui cherche constamment des solutions court-termistes aux dégâts sanitaires et environnementaux qu'il engendre.
Pour lutter contre ce fléau, la France a réduit de moitié l'emploi de ces molécules dans l'élevage. Pourtant, comme le montre une vaste enquête menée auprès des acteurs de la filière (éleveurs, vétérinaires, laboratoires pharmaceutiques) ainsi que dans les arènes scientifiques et politiques, l'agriculture continue de creuser le sillon de son anti-biodépendance. Eleveurs et vétérinaires ne sont pas tant prisonniers de l'usage des antibiotiques que d'un système industriel qui cherche constamment des solutions court-termistes aux dégâts sanitaires et environnementaux qu'il engendre.






