L’année 1917 est une année clef de l’histoire du monde. L’une de ces années comme il en existe peu dans un siècle. L’une de ces années cardinales qui marque une longue période. 1917 c’est l’année des deux révolutions en Russie, celle des Mencheviques puis des Bolcheviques annonçant la naissance de l’URSS, c’est aussi le début de l’intervention des Etats-Unis dans le conflit de la première guerre mondiale qui a vu l’application du concept de “guerre totale”. Dans le domaine culturel, 1917 voit l’émergence du mouvement Dada, de l’art conceptuel et l’invention du terme surréaliste, mais aussi le pressage du premier disque de jazz Jean-Christophe Buisson nous propose avec “1917 - L’année qui a changé le monde” une chronologie – monde sélective commentée et remarquablement illustrée. Chaque jour est chroniqué avec un remarquable souci du détail. Où l’on apprend que le 11 avril 1917 c’est la scission définitive du parti social-démocrate, d’un côté le SPD et de l’autre les spartakistes. Le 13 mai, dans le village portugais de Fatima, au Nord de Lisbonne, trois jeunes bergers voient apparaître “une dame toute vêtue de blanc qui leur demande de réciter le chapelet tous les jours “pour obtenir la paix dans le monde et la fin de la guerre.” En octobre 1917, l’écrivain d’origine suisse Blaise Cendrars qui sert dans la légion étrangère achève son recueil, “Au coeur du monde”, quelques jours plus tard débutent la seconde révolution russe. Le 15 novembre, le vieux Georges Clémenceau est chargé de former le gouvernement tandis que Georges Durkheim , l’un des pères de la sociologie meurt à 59 ans. Quelques événements comme autant de stations dans une année terrible qui soudain nous font prendre conscience de la fragilité de la paix, de la démocratie et tout simplement de la vie.
Les cartes, les tableaux et les photographies auxquels une vingtaine de focus de grandes personnalités viennent compléter le texte de la chronologie font de “1917 - L’année qui a changé le monde” un document qui conjugue esthétisme et précision historique. Un très bel ouvrage.
Hugues DE SINGLY (CULTURE-CHRONIQUE.COM)
L’année 1917 est une année clef de l’histoire du monde. L’une de ces années comme il en existe peu dans un siècle. L’une de ces années cardinales qui marque une longue période. 1917 c’est l’année des deux révolutions en Russie, celle des Mencheviques puis des Bolcheviques annonçant la naissance de l’URSS, c’est aussi le début de l’intervention des Etats-Unis dans le conflit de la première guerre mondiale qui a vu l’application du concept de “guerre totale”. Dans le domaine culturel, 1917 voit l’émergence du mouvement Dada, de l’art conceptuel et l’invention du terme surréaliste, mais aussi le pressage du premier disque de jazz Jean-Christophe Buisson nous propose avec “1917 - L’année qui a changé le monde” une chronologie – monde sélective commentée et remarquablement illustrée. Chaque jour est chroniqué avec un remarquable souci du détail. Où l’on apprend que le 11 avril 1917 c’est la scission définitive du parti social-démocrate, d’un côté le SPD et de l’autre les spartakistes. Le 13 mai, dans le village portugais de Fatima, au Nord de Lisbonne, trois jeunes bergers voient apparaître “une dame toute vêtue de blanc qui leur demande de réciter le chapelet tous les jours “pour obtenir la paix dans le monde et la fin de la guerre.” En octobre 1917, l’écrivain d’origine suisse Blaise Cendrars qui sert dans la légion étrangère achève son recueil, “Au coeur du monde”, quelques jours plus tard débutent la seconde révolution russe. Le 15 novembre, le vieux Georges Clémenceau est chargé de former le gouvernement tandis que Georges Durkheim , l’un des pères de la sociologie meurt à 59 ans. Quelques événements comme autant de stations dans une année terrible qui soudain nous font prendre conscience de la fragilité de la paix, de la démocratie et tout simplement de la vie.
Les cartes, les tableaux et les photographies auxquels une vingtaine de focus de grandes personnalités viennent compléter le texte de la chronologie font de “1917 - L’année qui a changé le monde” un document qui conjugue esthétisme et précision historique. Un très bel ouvrage.
Hugues DE SINGLY (CULTURE-CHRONIQUE.COM)