Elif SHAFAK est l'auteure de douze romans salués par la critique, notamment L'Architecte du sultan et La Bâtarde d'Istanbul. Son oeuvre, pour laquelle elle a reçu la décoration de chevalier des Arts et des Lettres, est traduite dans cinquante-cinq langues. Elle milite pour les droits des femmes et collabore régulièrement avec de grands quotidiens internationaux. Son nouveau livre, L'Ile aux arbres disparus, vient de paraître aux Editions Flammarion.
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- Littérature anglo-saxonne /10 minutes et 38 secondes dans ce monde étrange
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- Nombre de pages384
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.254 kg
- Dimensions11,0 cm × 17,8 cm × 2,6 cm
- ISBN978-2-290-25250-5
- EAN9782290252505
- Date de parution02/02/2022
- CollectionJ'ai lu
- ÉditeurJ'ai lu
- TraducteurDominique Goy-Blanquet
Résumé
Et si notre esprit fonctionnait encore quelques instants après notre mort ? 10 minutes et 38 secondes exactement. C'est ce qui arrive à Leila, jeune prostituée brutalement assassinée dans une rue d'Istanbul. En attendant que l'on retrouve son corps, jeté par ses meurtriers dans une poubelle, ces quelques précieuses minutes sont l'occasion pour elle de se remémorer tous les événements qui l'ont conduite d'Anatolie jusqu'aux quartiers les plus malfamés de la ville.
C'est ainsi que la romancière Elif Shafak retrace le parcours de cette jeune fille de bonne famille dont le destin a basculé, nous contant, à travers elle, l'histoire de tant d'autres femmes dans la Turquie d'aujourd'hui.
C'est ainsi que la romancière Elif Shafak retrace le parcours de cette jeune fille de bonne famille dont le destin a basculé, nous contant, à travers elle, l'histoire de tant d'autres femmes dans la Turquie d'aujourd'hui.
Et si notre esprit fonctionnait encore quelques instants après notre mort ? 10 minutes et 38 secondes exactement. C'est ce qui arrive à Leila, jeune prostituée brutalement assassinée dans une rue d'Istanbul. En attendant que l'on retrouve son corps, jeté par ses meurtriers dans une poubelle, ces quelques précieuses minutes sont l'occasion pour elle de se remémorer tous les événements qui l'ont conduite d'Anatolie jusqu'aux quartiers les plus malfamés de la ville.
C'est ainsi que la romancière Elif Shafak retrace le parcours de cette jeune fille de bonne famille dont le destin a basculé, nous contant, à travers elle, l'histoire de tant d'autres femmes dans la Turquie d'aujourd'hui.
C'est ainsi que la romancière Elif Shafak retrace le parcours de cette jeune fille de bonne famille dont le destin a basculé, nous contant, à travers elle, l'histoire de tant d'autres femmes dans la Turquie d'aujourd'hui.
Avis librairesCommentaires laissés par les libraires
1 Coup de cœur
de nos librairesCharlotte Wn— Decitre Levallois-Perret
4/5
“ COUP DE COEUR ”
Elif Shafak décrit avec beaucoup de poésie et de tendresse la vie de cinq personnages en Turquie entre 1950 et 1990.
Les années n'ont pas été tendres avec eux et pourtant ils sont porteurs d'une volonté incroyable et d'une énergie folle
Une vraie ode aux femmes, à l'amitié et à la tolérance avec en toile de fond l'histoire tumultueuse du pays.
Un récit flamboyant et poignant.
Elif Shafak décrit avec beaucoup de poésie et de tendresse la vie de cinq personnages en Turquie entre 1950 et 1990.
Les années n'ont pas été tendres avec eux et pourtant ils sont porteurs d'une volonté incroyable et d'une énergie folle
Une vraie ode aux femmes, à l'amitié et à la tolérance avec en toile de fond l'histoire tumultueuse du pays.
Un récit flamboyant et poignant.
- Turquie
- amitié
- femmes
- Istambul
Avis des lecteursCommentaires laissés par nos lecteurs
5/5
“ Istanbul sans fard ”
La prostituée Tequila Leila est retrouvée assassinée, son corps jeté dans une poubelle d’Istanbul. Comment cette femme a-t-elle pu finir si tragiquement sur les trottoirs de la ville ? Pendant les dix minutes qui suivent sa mort, soit le laps de temps pendant lequel des scientifiques ont constaté que l’activité cérébrale d’une personne décédée pouvait perdurer, Leila se remémore son parcours, depuis l’Anatolie jusqu’aux bas quartiers stambouliotes, là où après avoir rompu avec sa famille, elle a fini, dans son malheur, par trouver la solidarité et l’indéfectible amitié d’autres parias. Ils sont cinq : cinq amis qui vont tout faire pour lui éviter l’ultime infamie, celle du Cimetière des Abandonnés, à Kylios.
Une triste photographie figure à la fin du roman : un champ de mauvaise terre caillouteuse, boursouflé de vagues renflements agglutinés dans le plus grand désordre et piquetés de grossières étiquettes simplement numérotées. C’est dans cet équivalent très sommaire de nos carrés des indigents en France, que sont entassés après leur mort les indésirables de la société d’Istanbul, rejetés par leurs familles elles-mêmes. S’y côtoient misérables et marginaux, prostituées et travestis, délinquants et criminels, révolutionnaires « morts » en garde à vue, insurgés kurdes, bébés abandonnés… : tous mis au rebut à l’issue d’une existence de réprouvés. Cette histoire, fictive mais représentative, retrace le parcours de l’une de ces personnes abandonnées, prostituée tuée dans l’indifférence générale et simplement transférée, sans enquête judiciaire, de la poubelle où elle a été jetée à cet officiel terrain vague qui tient plus du dépotoir que du cimetière.
Leila n’est autre qu’une fille ordinaire, grandie dans une famille ordinaire, en Anatolie. Née en 1947, elle vit sous l’autorité d'un père pris d'une austère ferveur religieuse. Victime injustement sacrifiée à l’honneur familial, elle quitte la maison sans espoir de retour. Désormais proie facile puisqu’une femme seule osant prétendre à l’indépendance est déjà considérée « perdue » dans les années soixante en Turquie, sans ressources ni protection, elle rejoint bientôt la frange la plus méprisée de la société, que ni personne, ni la police, ne protégeront jamais des maltraitances, ni même des crimes.
L’histoire elle-même serre le coeur, pourtant aucune tristesse, aucun pathos, ne viennent charger une narration alerte, imprégnée de la chaleur humaine que partagent Leila et ses amis, déchus eux aussi. Après le frappant défilement d'une vie pendant le bref moment séparant l’arrêt cardiaque et la mort cérébrale, le récit se poursuit en compagnie des cinq amis de Leila, dans une folle équipée aussi hilarante dans ses macabres rebondissements que touchante dans sa fidélité à la disparue. Impossible de ne pas se prendre d’affection pour ces cinq autres personnages, - en tête desquels l’inénarrable trans Nalan -, désarmants de vulnérabilité, de sincérité et de dignité dans leur infrangible solidarité de pestiférés.
Exilée en Angleterre après avoir fait les frais en Turquie de sa libre expression littéraire, Elif Shafak continue de dénoncer l'hypocrisie d'une société turque qui n'en finit plus de renforcer sa violence autoritariste. Les femmes en sont les premières victimes, puisque, face aux rigueurs religieuses croissantes, beaucoup d'entre elles se retrouvent plus que jamais marginalisées et vilipendées lorsqu’elles prétendent à leur indépendance. Lucide, mais non dépourvu de drôlerie malgré la gravité de son sujet, ce livre qui se lit d'un trait exprime autant de révolte que d'attachement à une Istanbul que l'on découvre sous un jour sans fard. Nouveau coup de coeur pour cet auteur qui fait partie de mes favoris.
La prostituée Tequila Leila est retrouvée assassinée, son corps jeté dans une poubelle d’Istanbul. Comment cette femme a-t-elle pu finir si tragiquement sur les trottoirs de la ville ? Pendant les dix minutes qui suivent sa mort, soit le laps de temps pendant lequel des scientifiques ont constaté que l’activité cérébrale d’une personne décédée pouvait perdurer, Leila se remémore son parcours, depuis l’Anatolie jusqu’aux bas quartiers stambouliotes, là où après avoir rompu avec sa famille, elle a fini, dans son malheur, par trouver la solidarité et l’indéfectible amitié d’autres parias. Ils sont cinq : cinq amis qui vont tout faire pour lui éviter l’ultime infamie, celle du Cimetière des Abandonnés, à Kylios.
Une triste photographie figure à la fin du roman : un champ de mauvaise terre caillouteuse, boursouflé de vagues renflements agglutinés dans le plus grand désordre et piquetés de grossières étiquettes simplement numérotées. C’est dans cet équivalent très sommaire de nos carrés des indigents en France, que sont entassés après leur mort les indésirables de la société d’Istanbul, rejetés par leurs familles elles-mêmes. S’y côtoient misérables et marginaux, prostituées et travestis, délinquants et criminels, révolutionnaires « morts » en garde à vue, insurgés kurdes, bébés abandonnés… : tous mis au rebut à l’issue d’une existence de réprouvés. Cette histoire, fictive mais représentative, retrace le parcours de l’une de ces personnes abandonnées, prostituée tuée dans l’indifférence générale et simplement transférée, sans enquête judiciaire, de la poubelle où elle a été jetée à cet officiel terrain vague qui tient plus du dépotoir que du cimetière.
Leila n’est autre qu’une fille ordinaire, grandie dans une famille ordinaire, en Anatolie. Née en 1947, elle vit sous l’autorité d'un père pris d'une austère ferveur religieuse. Victime injustement sacrifiée à l’honneur familial, elle quitte la maison sans espoir de retour. Désormais proie facile puisqu’une femme seule osant prétendre à l’indépendance est déjà considérée « perdue » dans les années soixante en Turquie, sans ressources ni protection, elle rejoint bientôt la frange la plus méprisée de la société, que ni personne, ni la police, ne protégeront jamais des maltraitances, ni même des crimes.
L’histoire elle-même serre le coeur, pourtant aucune tristesse, aucun pathos, ne viennent charger une narration alerte, imprégnée de la chaleur humaine que partagent Leila et ses amis, déchus eux aussi. Après le frappant défilement d'une vie pendant le bref moment séparant l’arrêt cardiaque et la mort cérébrale, le récit se poursuit en compagnie des cinq amis de Leila, dans une folle équipée aussi hilarante dans ses macabres rebondissements que touchante dans sa fidélité à la disparue. Impossible de ne pas se prendre d’affection pour ces cinq autres personnages, - en tête desquels l’inénarrable trans Nalan -, désarmants de vulnérabilité, de sincérité et de dignité dans leur infrangible solidarité de pestiférés.
Exilée en Angleterre après avoir fait les frais en Turquie de sa libre expression littéraire, Elif Shafak continue de dénoncer l'hypocrisie d'une société turque qui n'en finit plus de renforcer sa violence autoritariste. Les femmes en sont les premières victimes, puisque, face aux rigueurs religieuses croissantes, beaucoup d'entre elles se retrouvent plus que jamais marginalisées et vilipendées lorsqu’elles prétendent à leur indépendance. Lucide, mais non dépourvu de drôlerie malgré la gravité de son sujet, ce livre qui se lit d'un trait exprime autant de révolte que d'attachement à une Istanbul que l'on découvre sous un jour sans fard. Nouveau coup de coeur pour cet auteur qui fait partie de mes favoris.

5/5
“ Percutant ”
On ne sort pas indemne de cette lecture, percutante et marquante.
On ne sort pas indemne de cette lecture, percutante et marquante.
L'éditeur en parle
Elif Shafak retrace le parcours de cette jeune fille de bonne famille dont le destin a basculé, nous contant, à travers elle, l'histoire de tant d'autres femmes dans la Turquie d'aujourd'hui.
Elif Shafak retrace le parcours de cette jeune fille de bonne famille dont le destin a basculé, nous contant, à travers elle, l'histoire de tant d'autres femmes dans la Turquie d'aujourd'hui.
A propos de Elif Shafak

5/5
24,00 €

15,40 €

4/5
4.2/5
9,90 €

4/5
4.1/5
8,90 €

5/5
4/5
9,60 €

4/5
9,90 €

3.6/5
8,60 €

4/5
5/5
9,80 €

5/5
9,80 €

5/5
10,20 €

4/5
10,50 €


