Né à Prague le 3 décembre 1875, Rainer Maria Rilke mène une existence errante et solitaire malgré ses rencontres avec Lou Andreas-Salomé en 1896 et Clara Westhoff, élève de Rodin qu'il épouse en 1901. Secrétaire de Rodin, puis traducteur de Gide, il meurt en Suisse le 29 décembre 1926.
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Rimes, rythmes. Poèmes choisis
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- Nombre de pages147
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.4 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,4 cm
- ISBN978-2-84505-235-2
- EAN9782845052352
- Date de parution23/05/2018
- ÉditeurRessouvenances
- TraducteurClaude Neuman
Résumé
Après les Sonnets à Orphée, parus en 2017, voici un recueil de poèmes choisis et traduits en rythmes et en rimes, en français et en anglais, par Claude Neuman. Dans sa présentation, celui-ci remarque que, à nouveau, l'être au monde, le Dasein, est le fil conducteur de ces errances énigmatiques, rêveuses, sensibles aussi, que le poète explore inlassablement. Cette confrontation au monde, à "la lourde terre en solitude sans fin", est une confrontation au mot, le geste primordial, et à son humble incertitude malgré et par- dessous sa déréliction dans une langue chosifiée : J'en ai si peur, des mots des humains.
Ils parlent de tout si distinctement : et ceci a nom... Or c'est le temps qui emporte et raille la course circulaire de ces noms trop arrêtés : Et ça tourne, et ça vire, et ça n'a pas de but, et ça s'en va et vers sa fin ça file. Il dénie, érode, inverse les apparences : ce qui dehors lentement se lève et s'appelle le jour nous est-il donc plus clair que la nuit ? Il nous renvoie à notre manque, notre incapacité, notre illusion comme seule approche insuffisante, impossible : Comment peut le lointain si proche paraître, et pourtant, ne point s'approcher ? Le poète, l'être aux mots, avoue son impuissance : "La terre, je crois, n'est autre que la nuit." Il rend "au silence enfin, lui qui perd tout", "le monde[...] qui en chacun de nous tombe en débris."
Ils parlent de tout si distinctement : et ceci a nom... Or c'est le temps qui emporte et raille la course circulaire de ces noms trop arrêtés : Et ça tourne, et ça vire, et ça n'a pas de but, et ça s'en va et vers sa fin ça file. Il dénie, érode, inverse les apparences : ce qui dehors lentement se lève et s'appelle le jour nous est-il donc plus clair que la nuit ? Il nous renvoie à notre manque, notre incapacité, notre illusion comme seule approche insuffisante, impossible : Comment peut le lointain si proche paraître, et pourtant, ne point s'approcher ? Le poète, l'être aux mots, avoue son impuissance : "La terre, je crois, n'est autre que la nuit." Il rend "au silence enfin, lui qui perd tout", "le monde[...] qui en chacun de nous tombe en débris."







