Ouvrage publié sous la direction de Claude JANIN, Diane L'HEUREUX-LE BEUF, Georges PRAGIER avec des textes de Marilia Ainsenstein, Ilse Barande, Jean Bergeret, Jean-Pierre Chartier, Christian David, Sylvie Faure-Pragier, Pierre Fedida, Joyce McDougall, Marina Papageorgiou, Otto Rank, Nathalie Zaltzman
Quelle guérison, quelle normalité ?
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- Nombre de pages160
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.3 kg
- Dimensions17,5 cm × 24,0 cm × 1,2 cm
- ISBN2-13-053088-5
- EAN9782130530886
- Date de parution17/10/2002
- CollectionMonographies de psychanalyse
- ÉditeurPUF
Résumé
En psychanalyse, l'idée de "normalité" est une conquête récente puisqu'elle a dû progressivement se complexifier et s'affranchir de modèles idéologiques prégnants. Complexification qui est à mettre au crédit des "progrès de la vie et de l'esprit". Les apports originaux des auteurs, et notamment de psychosomaticiens, interrogent cette notion dans les différents champs de la pratique psychanalytique.
L'espoir de guérison, en revanche, a toujours été omniprésent.
La relecture des textes qui ont marqué, dans les deux décennies de l'après-guerre, l'histoire du mouvement psychanalytique en France, montre que le modèle médical prévalait dans la pensée de ces auteurs. A titre d'exemple Sacha Nacht, auquel se réfèrent certains auteurs de cette monographie, écrivait un ouvrage dont l'intitulé condensait le projet : Guérir avec Freud. Dans les échanges de cette époque, on retrouve de nombreuses traces de cette orientation.
Ainsi, le titre de "Docteur" était souvent accolé au patronyme des intervenants dans les colloques ou les congrès et l'on ne parlait pas alors de "patient" mais de "malade". L'opposition entre Lacan et Nacht ne fut-elle pas conduite aussi, sur le terrain idéologique et théorique-clinique, autour de références au modèle médical ? Cet arrière-plan historique révèle peut-être la difficulté des psychanalystes à penser aujourd'hui leurs pratiques dans le champ d'une psychopathologie psychanalytique, champ que Freud avait pourtant délimité avec ce titre d'une incroyable audace : Psychopathologie de la vie quotidienne...
La relecture des textes qui ont marqué, dans les deux décennies de l'après-guerre, l'histoire du mouvement psychanalytique en France, montre que le modèle médical prévalait dans la pensée de ces auteurs. A titre d'exemple Sacha Nacht, auquel se réfèrent certains auteurs de cette monographie, écrivait un ouvrage dont l'intitulé condensait le projet : Guérir avec Freud. Dans les échanges de cette époque, on retrouve de nombreuses traces de cette orientation.
Ainsi, le titre de "Docteur" était souvent accolé au patronyme des intervenants dans les colloques ou les congrès et l'on ne parlait pas alors de "patient" mais de "malade". L'opposition entre Lacan et Nacht ne fut-elle pas conduite aussi, sur le terrain idéologique et théorique-clinique, autour de références au modèle médical ? Cet arrière-plan historique révèle peut-être la difficulté des psychanalystes à penser aujourd'hui leurs pratiques dans le champ d'une psychopathologie psychanalytique, champ que Freud avait pourtant délimité avec ce titre d'une incroyable audace : Psychopathologie de la vie quotidienne...













