Pour une histoire de la logique. Un héritage platonicien

Par : Claude Imbert

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  • Nombre de pages302
  • PrésentationBroché
  • Poids0.43 kg
  • Dimensions15,1 cm × 21,7 cm × 1,8 cm
  • ISBN2-13-050229-6
  • EAN9782130502296
  • Date de parution09/08/1999
  • CollectionScience, histoire et société
  • ÉditeurPUF

Résumé

Kant prit pour pivot de la révolution copernicienne l'immutabilité d'une table qui portait toute l'autorité du classicisme et révélait les opérations secrètes d'un sensus communis logicus. La logique n'avait pas d'histoire. Après la rupture introduite par la logique mathématique et pour la conjurer, on s'est intéressé à son histoire comme présentant autant de variétés d'une même forme. Mais la forme, terme homonyme entre l'eidos platonicien et la syntaxe moderne, gardait l'écorce sans le fruit, oubliant que l'héritage grec avait fructifié ailleurs, dans les arts et dans les sciences et vivait précisément de ses métamorphoses.
Le projet de Platon, accompli par le stoïcisme, donne la mesure de l'héritage athénien. L'épisode ouvert par Frege laissait un tout autre avenir que de choisir entre la formalisation ou le silence. Car la logique mathématique, liée à l'histoire de l'algèbre et de la calculabilité, ménageait la place pour une activité philosophique délivrée à son tour des opérations obscures du sens commun et consciente de ses symbolismes.
Ce qui redonne sens aux réformes de l'entendement, opération philosophique essentielle et constante, contre les méthodes supposées régir toutes les manières de la connaissance. Cette autre histoire se trame de Port-Royal, à d'Alembert, Wittgenstein, Cavaillès et Merleau-Ponty. La connaissance s'y trouve servie par la diversité de ses supports, y compris styles et syntaxes, tous inscrits sur le palimpseste des opérations inconscientes qui précèdent toute épistémologie.
Kant prit pour pivot de la révolution copernicienne l'immutabilité d'une table qui portait toute l'autorité du classicisme et révélait les opérations secrètes d'un sensus communis logicus. La logique n'avait pas d'histoire. Après la rupture introduite par la logique mathématique et pour la conjurer, on s'est intéressé à son histoire comme présentant autant de variétés d'une même forme. Mais la forme, terme homonyme entre l'eidos platonicien et la syntaxe moderne, gardait l'écorce sans le fruit, oubliant que l'héritage grec avait fructifié ailleurs, dans les arts et dans les sciences et vivait précisément de ses métamorphoses.
Le projet de Platon, accompli par le stoïcisme, donne la mesure de l'héritage athénien. L'épisode ouvert par Frege laissait un tout autre avenir que de choisir entre la formalisation ou le silence. Car la logique mathématique, liée à l'histoire de l'algèbre et de la calculabilité, ménageait la place pour une activité philosophique délivrée à son tour des opérations obscures du sens commun et consciente de ses symbolismes.
Ce qui redonne sens aux réformes de l'entendement, opération philosophique essentielle et constante, contre les méthodes supposées régir toutes les manières de la connaissance. Cette autre histoire se trame de Port-Royal, à d'Alembert, Wittgenstein, Cavaillès et Merleau-Ponty. La connaissance s'y trouve servie par la diversité de ses supports, y compris styles et syntaxes, tous inscrits sur le palimpseste des opérations inconscientes qui précèdent toute épistémologie.
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