Médecin. Directeur du département de pharmacologie de l'hôpital Necker-Enfants malades (en 1987). Professeur de biomédecine à la Faculté Necker (en 1996). Professeur émérite de l'hôpital Necker à Paris et correspondant de l'Académie des sciences (en 2009) .
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Philosophie de la médecine
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- Nombre de pages458
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.46 kg
- Dimensions13,0 cm × 22,5 cm × 2,9 cm
- ISBN2-246-58621-6
- EAN9782246586210
- Date de parution11/10/2000
- CollectionLe collège de philosophie
- ÉditeurGrasset
Résumé
La philosophie et la médecine ont depuis toujours entretenu des relations intimes et distantes. Elles veulent, l'une et l'autre, hâter notre connaissance de l'homme et de son destin, mais leurs chemins, bien souvent, ne furent que parallèles. Or, avec le prodigieux développement des sciences du vivant, cette indifférence réciproque apparaît non seulement navrante, mais encore dangereuse. Le médecin, soucieux du comment, a besoin de donner un sens à sa pratique. Le philosophe, soucieux du pourquoi, ne peut ignorer ce que la biologie lui permet désormais de penser dans des termes radicalement nouveaux. Cet ouvrage se propose ainsi de confronter médecine et philosophie. Et d'en tirer toutes les conséquences.
Qu'il s'agisse, alors, de la vie, de la mort, du langage, de la théorie de la connaissance, de la pensée, ou même de " l'âme ", le philosophe trouvera dans cet ouvrage tout ce que la biologie lui fournit - du clonage aux sciences cognitives. Et, inversement, le biologiste-médecin, y trouvera, à travers les catégories de l'ontologie traditionnelle, l'horizon conceptuel qui, trop souvent, fait défaut à sa techné.
En rétablissant ce dialogue entre deux disciplines majeures, Philippe Meyer entend dépasser l'opposition entre matérialisme et spiritualisme. Il définit ici le cadre à l'intérieur duquel l'honnête homme pourra donner toute sa dignité, à la singularité interindividuelle sans pour autant renoncer aux exigences des sciences dures. Au passage, il esquisse ce que pourrait être un " matérialisme somptueux " et propice à un échange constant entre le philosophe et le médecin.





