Je te revois encore aux creux de ma mémoire,
Songe satiné voguant devant mon cour frileux,
D'où naissent, enrobés d'un velours duveteux,
Les mots silencieux, les larmes contradictoires.
Je te ressens, frisson des cendres prémonitoires,
Lors l'âme errant au milieu des soirs cotonneux,
Va dérober au ciel tous ses sourires floconneux,
Au-delà du temps, près d'une tendresse illusoire.
Je te revois encore aux creux de ma mémoire,
Songe satiné voguant devant mon cour frileux,
D'où naissent, enrobés d'un velours duveteux,
Les mots silencieux, les larmes contradictoires.
Je te ressens, frisson des cendres prémonitoires,
Lors l'âme errant au milieu des soirs cotonneux,
Va dérober au ciel tous ses sourires floconneux,
Au-delà du temps, près d'une tendresse illusoire.