Cicéron (106-43 av. J.-C.) a composé ce traité, que l'on peut considérer comme son testament philosophique, au moment où il entreprenait son dernier combat pour la République romaine contre les ambitions tyranniques de Marc Antoine, qui recueillait alors l'héritage de César, assassiné quelques mois plus tôt. Le traité Des devoirs est ainsi la dernière oeuvre philosophique de Cicéron, et son ultime publication en dehors des discours Philippiques dirigés contre l'ancien lieutenant de César. Très rapidement, le traité Des devoirs s'est imposé comme un classique pour les païens (Pline l'Ancien) comme pour les chrétiens (Ambroise de Milan) ; son succès s'est poursuivi durant le Moyen-Âge (Moralium dogma philosophorum), à la Renaissance (Erasme) et jusqu'à l'époque moderne, quand Montesquieu, au XVIIIe siècle, abandonnait l'idée de composer à son tour un traité capable de rivaliser avec celui de Cicéron, et que le roi de Prusse, Frédéric II, l'ami des philosophes, ne croyait pas non plus qu'on pût jamais rien composer de meilleur en morale.
Traité des devoirs
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- Nombre de pages232
- FormatePub
- ISBN978-2-7555-0446-0
- EAN9782755504460
- Date de parution12/01/2011
- Copier CollerNon Autorisé
- Protection num.Adobe & CARE
- Taille442 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurFayard/Mille et une nuits
- TraducteurHenri Joly
Résumé
Le Traité des devoirs (De Officiis) a été écrit en 44 avant J.-C., juste après la mort de César. Testament philosophique et politique adressé à son fils Marcus, qui étudiait alors la philosophie grecque à Athènes, il est le dernier ouvrage de Cicéron (106-43 avant J.-C.). Ce dernier s'inspire notamment du Traité sur le devoir de Panétius de Rhodes, philosophe stoïcien qui cherchait à concilier le stoïcisme et la philosophie de Platon.
Impressionné par sa tentative de synthèse, Cicéron décide d'aller encore plus loin dans cette voie, que l'on peut qualifier d'éclectisme philosophique. Il propose à Marcus l'examen des principales théories morales contemporaines (stoïciens, épicuriens, sceptiques, platoniciens, etc.). Comme souvent chez cet auteur, son ouvrage est en réalité plus pratique que théorique : il s'agit de préceptes pour bien agir en toutes circonstances et d'une méthode.
Cet essai de philosophie morale et politique se divise en trois livres. La première partie traite de l'honestum (le bien, le juste) et du decorum (principes éthiques grâce auxquels un homme peut, dans les diverses facettes de la vie civile, distinguer ce qu'il doit faire de ce qu'il ne doit pas faire) ; la seconde traite de l'utile (de la manière dont les hommes peuvent bénéficier du consensus et de la gloria dès qu'ils s'accordent avec l'honestum) ; la troisième traite de l'opposition toujours possible entre l'honnête et l'utile, il développe l'idée d'une opposition entre l'intérêt particulier et l'intérêt collectif, en précurseur de Rousseau.
Traduction du latin par Henri Joly.
Impressionné par sa tentative de synthèse, Cicéron décide d'aller encore plus loin dans cette voie, que l'on peut qualifier d'éclectisme philosophique. Il propose à Marcus l'examen des principales théories morales contemporaines (stoïciens, épicuriens, sceptiques, platoniciens, etc.). Comme souvent chez cet auteur, son ouvrage est en réalité plus pratique que théorique : il s'agit de préceptes pour bien agir en toutes circonstances et d'une méthode.
Cet essai de philosophie morale et politique se divise en trois livres. La première partie traite de l'honestum (le bien, le juste) et du decorum (principes éthiques grâce auxquels un homme peut, dans les diverses facettes de la vie civile, distinguer ce qu'il doit faire de ce qu'il ne doit pas faire) ; la seconde traite de l'utile (de la manière dont les hommes peuvent bénéficier du consensus et de la gloria dès qu'ils s'accordent avec l'honestum) ; la troisième traite de l'opposition toujours possible entre l'honnête et l'utile, il développe l'idée d'une opposition entre l'intérêt particulier et l'intérêt collectif, en précurseur de Rousseau.
Traduction du latin par Henri Joly.



















