S'entreprendre avec ses gênes. Enquête sur l'auto-génétisation
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- Nombre de pages254
- FormatMulti-format
- ISBN978-2-7535-8541-6
- EAN9782753585416
- Date de parution21/02/2022
- Protection num.pas de protection
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurPresses universitaires de Rennes
Résumé
Depuis le lancement du programme de séquençage du génome humain, le développement continu des technologies et des langages génétiques a fait émerger une riche littérature au croisement de la sociologie, de l'anthropologie et de la philosophie s'interrogeant sur la place grandissante acquise par le gène dans nos sociétés. Si la notion de génétisation s'y est imposée comme schème interprétatif critique des processus en jeu, celle-ci se voit aujourd'hui en partie dépassée consécutivement au développement de nouvelles modalités de diffusion des technologies génétiques.
L'apparition d'une offre d'autotests génétiques par le biais d'Internet laisse en effet apparaître une autonomisation de la dynamique de génétisation au sein de la société, soit l'émergence d'une auto-génétisation à l'heure où la génomique en vient à se pratiquer en version Do-It-Yourself. Sur la base d'une enquête par observations ethnographiques de divers espaces numériques et d'entretiens, il ressort que des publics grandissants se voient désormais acquis à l'intérêt qu'il y aurait à s'orienter vers les gènes pour pouvoir se constituer un « capital santé » ou un « capital généalogique ».
Au cour de cette dynamique où le génétique en vient à englober des domaines en expansion, touchant tout autant à la santé qu'à la construction de l'identité, la génétisation n'apparaît plus seulement comme une opération de nature intellectuelle conduisant à valoriser le rôle des gènes face aux facteurs dits d'environnement, mais aussi et surtout comme une entreprise pratique au cours de laquelle l'individu en vient à se tourner vers ses gènes pour faire face à un environnement devenu incertain.
L'apparition d'une offre d'autotests génétiques par le biais d'Internet laisse en effet apparaître une autonomisation de la dynamique de génétisation au sein de la société, soit l'émergence d'une auto-génétisation à l'heure où la génomique en vient à se pratiquer en version Do-It-Yourself. Sur la base d'une enquête par observations ethnographiques de divers espaces numériques et d'entretiens, il ressort que des publics grandissants se voient désormais acquis à l'intérêt qu'il y aurait à s'orienter vers les gènes pour pouvoir se constituer un « capital santé » ou un « capital généalogique ».
Au cour de cette dynamique où le génétique en vient à englober des domaines en expansion, touchant tout autant à la santé qu'à la construction de l'identité, la génétisation n'apparaît plus seulement comme une opération de nature intellectuelle conduisant à valoriser le rôle des gènes face aux facteurs dits d'environnement, mais aussi et surtout comme une entreprise pratique au cours de laquelle l'individu en vient à se tourner vers ses gènes pour faire face à un environnement devenu incertain.





