Anaïs Collet est sociologue, maître de conférences à l'université de Strasbourg et chercheuse au laboratoire SAGE (Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe). Elle est spécialiste de la gentrification.
Rester bourgeois. Les quartiers populaires, nouveaux chantiers de la distinction
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- FormatePub
- ISBN978-2-7071-8614-0
- EAN9782707186140
- Date de parution19/02/2015
- Copier Coller02 page(s) autorisée(s)
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille3 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurLa Découverte
Résumé
Transformation d'anciens logements ouvriers et de quartiers à l'image dévalorisée en lieux désirables, engagement dans la vie sociale locale : les gentrifieurs (classes moyennes déclassées, nommés indistinctement " bobos ") travaillent au reclassement des lieux mais aussi à la consolidation de leur propre trajectoire sociale - à " rester bourgeois ". À partir d'enquêtes menées à Montreuil et à la Croix-Rousse, Anaïs Collet montre les ressorts sociaux à l'ouvre derrière ces mutations urbaines.
Les anciens faubourgs populaires sont à la mode. Population, boutiques, prix des logements, réputation : tout change dans ces quartiers autrefois ouvriers des grandes villes françaises. La pression immobilière y joue un rôle central et les politiques urbaines, bien souvent, l'accompagnent ; mais ce sont des habitants qui, au jour le jour et à leur échelle, transforment ces lieux. Ce livre leur est consacré et entend montrer, à partir d'enquêtes menées à Montreuil-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis et à la Croix-Rousse, à Lyon, les ressorts sociaux qui se cachent derrière les mutations urbaines.
Disputer des usines désaffectées à des marchands de biens ou des entrepreneurs chinois, transformer un pavillon de banlieue en " vieille maison pleine de charme ", se constituer un groupe d'amis-voisins ou travailler à rendre les écoles fréquentables, implique un fort investissement humain et financier ; mais cela procure aussi des bénéfices symboliques et économiques appréciables lorsque le statut social n'est plus garanti.
En transformant d'anciens espaces ouvriers à l'image dévalorisée en lieux désirables, les gentrifieurs - ceux que la presse nomme les " bobos " - travaillent à reclasser ces lieux mais aussi à consolider leur propre trajectoire sociale, bref, à " rester bourgeois ".
Les anciens faubourgs populaires sont à la mode. Population, boutiques, prix des logements, réputation : tout change dans ces quartiers autrefois ouvriers des grandes villes françaises. La pression immobilière y joue un rôle central et les politiques urbaines, bien souvent, l'accompagnent ; mais ce sont des habitants qui, au jour le jour et à leur échelle, transforment ces lieux. Ce livre leur est consacré et entend montrer, à partir d'enquêtes menées à Montreuil-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis et à la Croix-Rousse, à Lyon, les ressorts sociaux qui se cachent derrière les mutations urbaines.
Disputer des usines désaffectées à des marchands de biens ou des entrepreneurs chinois, transformer un pavillon de banlieue en " vieille maison pleine de charme ", se constituer un groupe d'amis-voisins ou travailler à rendre les écoles fréquentables, implique un fort investissement humain et financier ; mais cela procure aussi des bénéfices symboliques et économiques appréciables lorsque le statut social n'est plus garanti.
En transformant d'anciens espaces ouvriers à l'image dévalorisée en lieux désirables, les gentrifieurs - ceux que la presse nomme les " bobos " - travaillent à reclasser ces lieux mais aussi à consolider leur propre trajectoire sociale, bref, à " rester bourgeois ".





