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Pourquoi enseigner l'histoire - Ebook
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- Nombre de pages180
- FormatePub
- ISBN978-2-278-07291-0
- EAN9782278072910
- Date de parution07/10/2015
- Copier CollerNon Autorisé
- Protection num.Adobe & CARE
- Taille2 Mo
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurDidier
Résumé
Pourquoi enseigne-t-on l'histoire ? La question peut étonner tant nous sommes persuadés, en France, de la nécessité de cet enseignement. Mais force est de constater que, selon les États, les modalités d'enseignement sont très disparates dans leurs contenus, programmes, méthodes, enracinements épistémologiques et idéologiques. Ce numéro 69 de la Revue internationale d'éducation de Sèvres se propose, à travers dix études de cas (Afrique du Sud, Allemagne, Canada, Colombie, France, Italie, Japon, Maroc, Russie, Vietnam), d'étudier les objectifs et les buts poursuivis par les institutions, quand elles mettent en place un enseignement historique, évaluent les méthodes appliquées, sélectionnent des faits et des personnages.
Des constats inattendus émergent de ce panorama comparatiste contemporain. Partout, l'enseignement de l'histoire soulève des questions urgentes qui se posent dans des termes quasiment identiques, et en particulier celles des rapports à la mémoire et au récit national ou communautaire. On découvre également, dans tous ces pays, une opposition claire entre deux méthodes d'enseignement : l'une plus traditionnelle, qui tend à privilégier le discours national, et l'autre qui vise à mettre en évidence l'approche critique.
Ces deux méthodes sont utilisées partout mais avec des hésitations, voire des remords dans certains pays. C'est peut-être la définition même de l'histoire qui est en jeu : qui détient les clés de son écriture ? Les porteurs de mémoire ? Les politiques ? Pourquoi le niveau supranational n'apparaît-il que rarement dans les articles ? Comment s'explique le désintérêt des élèves et des étudiants pour cet enseignement, que relèvent les auteurs ?A lire les contributions, il semble qu'on soit partout à la recherche de l'utilité de cet enseignement spécifique, au croisement des préoccupations scientifiques, des besoins sociaux et des urgences du vivre ensemble.
Un numéro publié coordonné par Jean-Clément Martin, professeur émérite à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Des constats inattendus émergent de ce panorama comparatiste contemporain. Partout, l'enseignement de l'histoire soulève des questions urgentes qui se posent dans des termes quasiment identiques, et en particulier celles des rapports à la mémoire et au récit national ou communautaire. On découvre également, dans tous ces pays, une opposition claire entre deux méthodes d'enseignement : l'une plus traditionnelle, qui tend à privilégier le discours national, et l'autre qui vise à mettre en évidence l'approche critique.
Ces deux méthodes sont utilisées partout mais avec des hésitations, voire des remords dans certains pays. C'est peut-être la définition même de l'histoire qui est en jeu : qui détient les clés de son écriture ? Les porteurs de mémoire ? Les politiques ? Pourquoi le niveau supranational n'apparaît-il que rarement dans les articles ? Comment s'explique le désintérêt des élèves et des étudiants pour cet enseignement, que relèvent les auteurs ?A lire les contributions, il semble qu'on soit partout à la recherche de l'utilité de cet enseignement spécifique, au croisement des préoccupations scientifiques, des besoins sociaux et des urgences du vivre ensemble.
Un numéro publié coordonné par Jean-Clément Martin, professeur émérite à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.




