Eugène Savitzkaya est né à Saint-Nicolas-lez-Liège en 1955. Il a obtenu pour Marin mon cour, en 1993, le Prix Point de mire (prix des auditeurs de la RTBF), en 1994 le Prix triennal du roman attribué par la Communauté française et, en 2015, le prix Victor Rossel pour Fraudeur.
Mentir
Par :Formats :
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format ePub est :
- Compatible avec une lecture sur My Vivlio (smartphone, tablette, ordinateur)
- Compatible avec une lecture sur liseuses Vivlio
- Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
, qui est-ce ?Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement
Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
- Nombre de pages106
- FormatePub
- ISBN978-2-7073-3748-1
- EAN9782707337481
- Date de parution25/02/2016
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille143 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurMinuit
Résumé
Court roman de l'absence, de l'effacement, du dérisoire apparent, Mentir donne l'occasion à un lointain narrateur à la mémoire incomplète d'évoquer sa propre enfance. Est-ce la sienne du reste ? On ne saurait le dire avec précision. Un seul personnage, la mère, va et vient dans une sorte de perpétuel ennui. Mais cet ennui, curieusement, semble fait d'anciens souvenirs qui désagrègent le quotidien.
Le temps s'arrête, dirait-on. La mère, du pré à la chambre, cherche l'un ou l'autre objet, prépare une valise, annonce son prochain départ. Souvent, le narrateur rapporte ces menus événements, à la fois grandioses et inexistants, d'un ton détaché, monocorde. Et l'on serait amené à croire que tout cela lui importe peu, si l'on n'avait pas la certitude qu'il mentait. Dès les premières pages, l'on sent qu'il feint l'indifférence.
La profusion même des détails qu'il donne le trahit. Il s'obstine à répéter la même phrase, à la transformer à peine, pour la reprendre telle quelle. Pourquoi s'acharne-t-il à observer le personnage du récit ? C'est qu'il livre le portrait, à la fois flou et minutieux, de sa propre mère qu'il tente de comprendre au-delà de son amour présent, en une sorte de remontée du temps. Mentir serait la pitoyable biographie d'une femme très ordinaire qui cherche à sortir d'elle-même, qui s'invente une panthère comme compagne, rêve de Smolensk ou de Santander.
À moins qu'il ne s'agisse de l'épopée d'une fabuleuse héroïne. Mentir est paru en 1977. C'est le premier texte d'Eugène Savitzkaya aux Éditions de Minuit et son premier roman.
Le temps s'arrête, dirait-on. La mère, du pré à la chambre, cherche l'un ou l'autre objet, prépare une valise, annonce son prochain départ. Souvent, le narrateur rapporte ces menus événements, à la fois grandioses et inexistants, d'un ton détaché, monocorde. Et l'on serait amené à croire que tout cela lui importe peu, si l'on n'avait pas la certitude qu'il mentait. Dès les premières pages, l'on sent qu'il feint l'indifférence.
La profusion même des détails qu'il donne le trahit. Il s'obstine à répéter la même phrase, à la transformer à peine, pour la reprendre telle quelle. Pourquoi s'acharne-t-il à observer le personnage du récit ? C'est qu'il livre le portrait, à la fois flou et minutieux, de sa propre mère qu'il tente de comprendre au-delà de son amour présent, en une sorte de remontée du temps. Mentir serait la pitoyable biographie d'une femme très ordinaire qui cherche à sortir d'elle-même, qui s'invente une panthère comme compagne, rêve de Smolensk ou de Santander.
À moins qu'il ne s'agisse de l'épopée d'une fabuleuse héroïne. Mentir est paru en 1977. C'est le premier texte d'Eugène Savitzkaya aux Éditions de Minuit et son premier roman.





















