Marguerite de Navarre, "L'heptaméron" : de l'enquête au débat
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- Nombre de pages348
- FormatePub
- ISBN2-307-17246-7
- EAN9782307172468
- Date de parution01/01/1992
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille973 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurFeniXX réédition numérique (Édit...
Résumé
Un texte inachevé, et des épaves d'origine incertaine : qui dira le véritable dessein de Marguerite de Navarre quand elle fit ce livre qui devint, faute de mieux, un Heptaméron ? Soixante-douze récits, contés par des devisants qui commentent, argumentent ou ergotent, s'épient et se chicanent : c'est garantir une multiplicité de points de vue que les nouvelles entendues confortent - on le dit alors bruyamment - ou ébranlent - les plus éloquents s'abritent en ce cas derrière de surprenants silences.
Par bonheur, réservée la part des conventions du genre, le champ couvert par les nouvelles est d'une rare homogénéité : toutes - ou peu s'en faut - parlent d'amour et de mariage. Mais comme leurs auteurs assurent volontiers qu'elles sont exemplaires et véhiculent une leçon, et que leurs auditeurs s'en emparent aussitôt, au-delà de l'anecdote - et parfois bien loin d'elle - s'installent la morale et le débat.
De ces propos contrastés, lesquels faut-il retenir pour constituer tel système de pensée, que l'on pourrait ensuite attribuer à la Reine ou - plus modestement - dégager quelques aspirations, éventuellement contradictoires, dont on dirait qu'elles sont les siennes ? Bien des montages sont ainsi possibles, qui nous donneront une princesse platonisante, une Luthérienne acharnée contre les religieux, une grande dame faisant des concessions au goût grossier de ses contemporains, ou encore (parti plus immédiat) l'auteur d'un recueil de nouvelles jouant subtilement de la diversité des récits, et de la pluralité des devisants.
Par bonheur, réservée la part des conventions du genre, le champ couvert par les nouvelles est d'une rare homogénéité : toutes - ou peu s'en faut - parlent d'amour et de mariage. Mais comme leurs auteurs assurent volontiers qu'elles sont exemplaires et véhiculent une leçon, et que leurs auditeurs s'en emparent aussitôt, au-delà de l'anecdote - et parfois bien loin d'elle - s'installent la morale et le débat.
De ces propos contrastés, lesquels faut-il retenir pour constituer tel système de pensée, que l'on pourrait ensuite attribuer à la Reine ou - plus modestement - dégager quelques aspirations, éventuellement contradictoires, dont on dirait qu'elles sont les siennes ? Bien des montages sont ainsi possibles, qui nous donneront une princesse platonisante, une Luthérienne acharnée contre les religieux, une grande dame faisant des concessions au goût grossier de ses contemporains, ou encore (parti plus immédiat) l'auteur d'un recueil de nouvelles jouant subtilement de la diversité des récits, et de la pluralité des devisants.
Un texte inachevé, et des épaves d'origine incertaine : qui dira le véritable dessein de Marguerite de Navarre quand elle fit ce livre qui devint, faute de mieux, un Heptaméron ? Soixante-douze récits, contés par des devisants qui commentent, argumentent ou ergotent, s'épient et se chicanent : c'est garantir une multiplicité de points de vue que les nouvelles entendues confortent - on le dit alors bruyamment - ou ébranlent - les plus éloquents s'abritent en ce cas derrière de surprenants silences.
Par bonheur, réservée la part des conventions du genre, le champ couvert par les nouvelles est d'une rare homogénéité : toutes - ou peu s'en faut - parlent d'amour et de mariage. Mais comme leurs auteurs assurent volontiers qu'elles sont exemplaires et véhiculent une leçon, et que leurs auditeurs s'en emparent aussitôt, au-delà de l'anecdote - et parfois bien loin d'elle - s'installent la morale et le débat.
De ces propos contrastés, lesquels faut-il retenir pour constituer tel système de pensée, que l'on pourrait ensuite attribuer à la Reine ou - plus modestement - dégager quelques aspirations, éventuellement contradictoires, dont on dirait qu'elles sont les siennes ? Bien des montages sont ainsi possibles, qui nous donneront une princesse platonisante, une Luthérienne acharnée contre les religieux, une grande dame faisant des concessions au goût grossier de ses contemporains, ou encore (parti plus immédiat) l'auteur d'un recueil de nouvelles jouant subtilement de la diversité des récits, et de la pluralité des devisants.
Par bonheur, réservée la part des conventions du genre, le champ couvert par les nouvelles est d'une rare homogénéité : toutes - ou peu s'en faut - parlent d'amour et de mariage. Mais comme leurs auteurs assurent volontiers qu'elles sont exemplaires et véhiculent une leçon, et que leurs auditeurs s'en emparent aussitôt, au-delà de l'anecdote - et parfois bien loin d'elle - s'installent la morale et le débat.
De ces propos contrastés, lesquels faut-il retenir pour constituer tel système de pensée, que l'on pourrait ensuite attribuer à la Reine ou - plus modestement - dégager quelques aspirations, éventuellement contradictoires, dont on dirait qu'elles sont les siennes ? Bien des montages sont ainsi possibles, qui nous donneront une princesse platonisante, une Luthérienne acharnée contre les religieux, une grande dame faisant des concessions au goût grossier de ses contemporains, ou encore (parti plus immédiat) l'auteur d'un recueil de nouvelles jouant subtilement de la diversité des récits, et de la pluralité des devisants.

















