Les revenants de la mémoire. Freud et Shakespeare

Par : Henriette Michaud
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  • Nombre de pages200
  • FormatePub
  • ISBN978-2-13-073597-7
  • EAN9782130735977
  • Date de parution17/09/2015
  • Protection num.Digital Watermarking
  • Taille2 Mo
  • Infos supplémentairesepub
  • ÉditeurPUF

Résumé

Le livre marque la place et la fonction du dramaturge - la force de ses mots, l'énigme de son nom - dans l'ouvre de psychanalyse. Elle en suit le destin de sa genèse à son accomplissement dans le Moïse. Shakespeare y apparaît à la fois comme précurseur et comme outil pour penser la question du « vrai » auteur. Au fil des chapitres se dessine la silhouette singulière du Shakespeare de Freud . Chaque chapitre explore un aspect du rapport qui s'établit entre les deux ouvres.
Les citations de Shakespeare et son nom reviennent comme des revenants, au cour de la langue de Freud, éclairant les formations de l'inconscient (mots d'esprit, lapsus, rêves), la folie, le meurtre des pères, le retour du ghost. Et si Shakespeare n'était pas Shakespeare ? Deux chapitres enquêtent sur l'hypothèse freudienne d'un « grand inconnu » qui se cacherait derrière le nom de Shakespeare, et rapprochent ce nom de celui de Moïse, l'autre « étranger ».
Quel rôle Shakespeare a-t-il joué dans l'élaboration de la psychanalyse ? Freud lui a donné une place à part, à la croisée de son propre roman familial et de l'invention de l'ouvre. La force des mots de poésie de Shakespeare, jointe à l'énigme de son nom, mettent au jour une fonction singulière du grand dramaturge. Shakespeare regarde la psychanalyse plus qu'il n'est analysé par elle. Ce livre invite à une traversée de l'ouvre freudienne, dessinant la silhouette du Shakespeare de Freud, comme poète incontestable des « choses inconnues », mais aussi comme créateur au nom incertain.
Cette énigme du nom, Freud l'a interrogée jusqu'au tourment. Il a ainsi mis au travail  la question de la naissance d'une ouvre et de l'authenticité de l'auteur. Arlequins ou fantômes, vêtus de neuf ou dans leurs costumes d'origine, les mots de Shakespeare déplacés dans la langue de Freud gardent sur eux l'éclat du voyage. Comme si la psychanalyse à ses commencements avait besoin de ces éclats d'étranger, de ces revenants de la mémoire.