Les époux, le seigneur et la cité - Coutume et pratiques matrimoniales des bourgeois et paysans de France du Nord au moyen âge - E-book - Multi-format

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Résumé

Aux temps féodaux, la famille du monde roturier des plateaux du Nord n'avait rien d'un « clan », d'un « lignage », ni même d'une communauté familiale élargie. Exclusivement nucléaire, elle était dominée par le couple, qui maîtrisait à son profit la transmission des biens. Cependant, du XIIIe au XVe siècle, la conjugalité recule devant le renforcement continu des relations de parenté. Au terme d'une chaîne séculaire de mutations, s'installent partout des coutumes matrimoniales et successorales qui consacrent la prépondérance des liens du sang.
Cette évolution contredit le schéma, longtemps reçu, qui voyait la famille médiévale cheminer toujours du large à l'étroit, de solidarités parentélaires amples et intenses vers la reconnaissance d'espaces propres au couple et à l'individu. Elle s'explique, semble-t-il, par l'interaction des structures de la famille et des liens de dépendance. Les deux âges de la famille roturière correspondent à deux temps de l'histoire des pressions qu'exercèrent sur elle, puis relâchèrent, la seigneurie foncière et la commune bourgeoise.
Telle est la thèse qui sous-tend cet ouvrage. Elle est étayée par une enquête qui parcourt un vaste champ de recherche : réexamen de la géographie coutumière, critique formelle de sources normatives et surtout dépouillement de grandes séries d'actes (contrats de mariage, jugements). Son objet est le droit coutumier, mais l'auteur a cherché avant tout à atteindre les pratiques sociales et à les restituer à tous les cadres, économiques, politiques, mentaux, où elles s'inscrivent.
Ce livre s'adresse à tous ceux, historiens, anthropologues, sociologues, juristes, qu'intéressent les destinées de la famille médiévale.

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À propos de l'auteur

Biographie de Robert Jacob

Cinq siècles avant notre ère, les Romains ont dessiné les traits d'une forme première du droit nommée ius. Fondatrice, des siècles d'histoire n'altèreront pas ses particularités : autonomie à l'égard du religieux, du sacré et dans une certaine mesure, du pouvoir politique. De même, le temps n'altèrera pas sa capacité à créer pour elle-même de nombreuses figures institutionnelles - la filiation, la paternité, la propriété, le contrat - distinctes des réalités sociales auxquelles elles correspondent.
Mais on est encore très loin du développement d'un droit écrit. Longtemps, le ius ne s'est référé qu'à la loi des Douze Tables, premier corpus de lois romaines écrites qui prenait la forme d'une collection de brèves phrases proverbiales, ou à des recueils de formules rituelles. Aussi a-t-on cherché, en quête d'une anthropologie universelle de la parole comme fondatrice de la norme, une voie d'accès à la naissance du droit dans l'étude des sociétés sans écriture.
Cette démarche redonne tout son sens à une évidence longtemps négligée et incomprise par l'historiographie : le ius fut d'abord une parole jurée, une parole de paix. Autour de cette parole première en gravitent d'autres : celles de la loi, de l'interprète, du magistrat, du titulaire d'offices sacerdotaux ou encore du citoyen. Robert Jacob reconstitue par là un ensemble rituel cohérent, dont l'analyse permet de poser un regard neuf sur les commencements de la culture juridique occidentale.

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