Michael Edwards, né en 1938, est poète, critique littéraire, traducteur et professeur. Après avoir enseigné la littérature comparée à l'Université de Warwick jusqu'en 2002, il est actuellement professeur au Collège de France à la Chaire d'Étude de la création littéraire en langue anglaise. Bilingue, il utilise dans son oeuvre poétique aussi bien l'anglais que le français. Il a notamment publié Étude de la création littéraire en langue anglaise (Fayard, 2004), Racine et Shakespeare (PUF, 2004), Shakespeare et l'oeuvre de la tragédie (Belin, 2005) et Le Génie de la poésie anglaise (Le Livre de poche, 2006).
Le rire de Molière
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- Nombre de pages288
- FormatePub
- ISBN978-2-13-083851-7
- EAN9782130838517
- Date de parution19/10/2022
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille825 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurPUF
Résumé
Nous applaudissons toujours Molière avec ferveur, mais sommes-nous bien certains de le comprendre ? Les mises en scène les plus marquantes et les plus novatrices d'aujourd'hui font valoir sa profondeur psychologique ou l'audace de ses idées morales, mais parfois au détriment du rire joyeux et profond qui est la marque propre de son génie et à donner sens à son théâtre. Un constat s'impose : on a tiré Molière du côté du drame, on l'a joué comme Ibsen ou Tchékhov, dans l'idée, peut-être, que la gravité, la tristesse et la mélancolie constituaient un label suprême de qualité.
Le malentendu date au moins du romantisme, mais il s'est accentué. Il est urgent de le dissiper pour réapprendre à lire Molière et surtout pour retrouver les plaisirs dont nous avons été privés. Il faut tout d'abord oublier la distinction factice entre hautes et basses comédies. La farce nous conduit dans l'étrange, dans un domaine à la fois hilarant et sérieux où l'on triomphe, en riant, de la violence et de la mort.
De plus, certaines comédies-ballets sont jouées sans leurs parties lyriques, réduites au texte seul. C'est méconnaître gravement l'intention de Molière, baladin aux multiples talents, émerveillé dès les débuts de sa carrière parisienne et jusqu'à son dernier souffle par une forme neuve de spectacle et une vision plus large de la vie.
Le malentendu date au moins du romantisme, mais il s'est accentué. Il est urgent de le dissiper pour réapprendre à lire Molière et surtout pour retrouver les plaisirs dont nous avons été privés. Il faut tout d'abord oublier la distinction factice entre hautes et basses comédies. La farce nous conduit dans l'étrange, dans un domaine à la fois hilarant et sérieux où l'on triomphe, en riant, de la violence et de la mort.
De plus, certaines comédies-ballets sont jouées sans leurs parties lyriques, réduites au texte seul. C'est méconnaître gravement l'intention de Molière, baladin aux multiples talents, émerveillé dès les débuts de sa carrière parisienne et jusqu'à son dernier souffle par une forme neuve de spectacle et une vision plus large de la vie.















